Le navire de l'ONG SOS-Méditerranée, Ocean Viking, a secouru 48 migrants en mer mardi 17 septembre. Photo archives : picture-alliance/dpa
Le navire de l'ONG SOS-Méditerranée, Ocean Viking, a secouru 48 migrants en mer mardi 17 septembre. Photo archives : picture-alliance/dpa

Moins de vingt-quatre heures après la reprise de ses opérations en Méditerranée, le navire humanitaire Ocean Viking a secouru mardi 48 migrants, dont cinq femmes et neuf enfants, au large des côtes libyennes.

Le navire humanitaire Ocean Viking a porté secours à 48 migrants en mer Méditerranée au large des côtes libyennes, mardi 17 septembre. Les migrants, dont cinq femmes et neuf enfants, étaient à bord d’une embarcation en bois surchargée.

"Les équipes viennent de secourir 48 personnes en difficulté qui se trouvaient sur une embarcation en bois, à 53 milles [près de 100 km, ndlr] des côtes libyennes. Les femmes, les enfants et un nouveau-né parmi les rescapés sont maintenant en sécurité sur l'Ocean Viking", a écrit sur Twitter MSF-Italie.

Ce sauvetage survient moins de vingt-quatre heures après la reprise des opérations en mer de l’Ocean Viking, navire des ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF). Le bateau avait débarqué, durant la nuit de samedi à dimanche, 82 migrants sur l’île italienne de Lampedusa. Ces personnes avaient, pour certaines, étaient secourues le 8 septembre dans les eaux internationales au large de la Libye, et pour d’autres, avaient été transbordées depuis le voilier humanitaire Josepha.

Les gardes-côtes italiens ont par ailleurs demandé mardi à Malte de pouvoir débarquer sur l'île environ 90 migrants qui avaient été secourus dans la nuit dans les eaux où les secours sont de compétence maltaise, ce que La Valette refuse pour le moment.

Le même jour, SOS Méditerranée a tiré, une nouvelle fois, la sonnette d’alarme concernant la situation dramatique en Méditerranée. Dans cette mer, dans laquelle 646 personnes ont péri depuis début 2019, un migrant sur 10 meurt noyé, a indiqué l’ONG. Un chiffre catastrophique en nette augmentation comparé à 2017, où une personne sur 46 se noyait en tentant la traversée. "Nous invitons les Etats européens à mettre en place un système de coordination efficace. L’Europe doit prendre ses responsabilités", a indiqué la directrice adjointe de SOS Méditerranée, Fabienne Lassalle.

 

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