Image d'archives de la clôture à Calais. Crédit : Mehdi Chebil
Image d'archives de la clôture à Calais. Crédit : Mehdi Chebil

Quinze personnes ont été interpellées en début de semaine en Belgique, au Royaume-Uni et en Allemagne. Elles sont soupçonnées d'appartenir à un réseau de passeurs qui organisait le passage illégal de ressortissants albanais vers l'Angleterre.

Une opération de police internationale a permis de démanteler un réseau de passeurs qui organisait le passage illégal d’Albanais vers le Royaume-Uni.

Après une dizaine de perquisitions effectuées lundi 23, mardi 24 et mercredi 25 septembre, quinze personnes au total ont été interpellées dont douze en Belgique, deux en Angleterre, et une dernière en Allemagne.

Les trois suspects arrêtés hors de Belgique – dont deux Albanais, a précisé la police – seront extradés en vertu d’un mandat d’arrêt européen, afin de comparaître devant le juge d’instruction de Gand chargé de l’enquête.

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Parmi les douze interpellés en Belgique, cinq ont été écroués et sept autres remis en liberté par le juge dans l’attente du procès. Par ailleurs, quatre véhicules ont été saisis.

La bande utilisait comme base arrière un hôtel du port de Gand, en Belgique, où ont été découverts 37 Albanais "probablement en attente" d’un franchissement de La Manche, selon un communiqué de la police fédérale belge.

C’est aussi dans la région de Gand qu’a été arrêté lundi le chef présumé du réseau, un Albanais de 29 ans.

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La Belgique, où transite une grande part du trafic routier européen vers le Royaume-Uni, est un pays où sont implantés de nombreux réseaux de passeurs.

À partir des parkings autoroutiers, ces derniers incitent souvent les migrants cherchant à rejoindre le Royaume-Uni à se cacher la nuit dans des camions, à l’insu du chauffeur.

Dans le cas du réseau albanais ciblé à Gand, le conducteur de la voiture ou du camion "collaborait avec l’organisation". "C’est un phénomène moins visible mais tout aussi préoccupant", a commenté la police fédérale.


 

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