Maher27777/CC/Wikimédia Commons | Un avion de la compagnie Royal Air Maroc lors de son chargement sur le tarmac de l’aéroport international Mohammed V de Casablanca.
Maher27777/CC/Wikimédia Commons | Un avion de la compagnie Royal Air Maroc lors de son chargement sur le tarmac de l’aéroport international Mohammed V de Casablanca.

Lundi dans la matinée, à l'aéroport de Casablanca, un homme a été retrouvé mort dans la trappe du train d'atterrissage d'un avion. Le vol, opéré par la compagnie Royal Air Maroc, était en provenance de la Guinée.

Le vol AT526 était parti dans la nuit de dimanche à lundi de Conakry. L'homme aurait enfreint les règles de sécurité pour s'infiltrer sur la piste de l'aéroport guinéen avant se cacher dans le train d'atterrissage.

Royal Air Maroc n'a pas encore communiqué sur son identité ou sa nationalité. Mais d'après la compagnie aérienne, le passager clandestin est mort peu après le décollage. Une enquête a été ouverte au Maroc.

"Nous n’avons pas encore d’informations précises", a déclaré, pour sa part, le ministre guinéen des transports Aboubacar Sylla. "On n’a pas encore identifié le passager clandestin, on ne connaît pas sa nationalité avec certitude. Je crois qu’il n’est même pas certain qu’on puisse dire catégoriquement que ce passager s’est embarqué à partir de Conakry."

"En ce qui nous concerne en Guinée, nous avons déjà mis en place une cellule de crise qui elle-même a créé une commission d’enquête, qui est en train de travailler sur le sujet", a ajouté le ministre. "Nous avons décidé de dépêcher au Maroc une équipe qui va participer aux investigations en cours au niveau du royaume chérifien, de manière à diligenter ces investigations pour que nous puissions être situés."

Si au terme de ces enquêtes, il s’avère que le clandestin s’est embarqué à partir de Conakry, des têtes vont tomber, promet le ministre.

De nombreux précédents

En juin dernier, le corps d’un homme avait été retrouvé dans le jardin d’une maison de la banlieue de Londres. Il était vraisemblablement tombé lors de l’ouverture du train d’atterrissage d’un vol en provenance du Kenya. Même scénario en 2012, toujours près de Londres, un homme originaire du Mozambique avait été retrouvé fracassé sur un trottoir. Il était tombé d’un vol parti d’Angola.

Il y a vingt ans, c’est la mort de deux adolescents qui avait marqué l’opinion publique. Le 4 août 1999, à l'aéroport de Bruxelles, les corps de deux jeunes guinéens de 14 et 15 ans avaient été retrouvés dans la soute du train d'atterrissage d'un avion. Ils n'avaient pas survécu au vol long de plusieurs heures et étaient morts de froid. À 10 000 mètres d'altitude, la température extérieure est comprise entre -50 et -55 degrés Celsius.

Les jeunes garçons avaient dû monter à bord de l'appareil à Conakry ou à Bamako. Sur eux, une lettre avait été retrouvée dans laquelle ils demandaient secours aux dirigeants européens. "Si vous voyez que nous nous sacrifions et exposons notre vie, c'est parce qu'on souffre trop en Afrique et qu'on a besoin de vous pour lutter contre la pauvreté et mettre fin à la guerre en Afrique", écrivaient-ils. Une lettre qui fut largement publiée dans les médias du monde entier.

Texte initialement publié sur : RFI

 

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