Image d'archives d'un navire des garde-côtes italiens à Lampedusa. Crédit : Ansa
Image d'archives d'un navire des garde-côtes italiens à Lampedusa. Crédit : Ansa

Neuf migrants sont morts et 18 sont toujours disparus après le naufrage de leur embarcation au large de Lampedusa dans la nuit de dimanche 6 à lundi 7 octobre. Vingt-deux personnes ont pu être secourues lundi matin et déposées au port. Le canot parti de Tunisie transportait une cinquantaine de passagers, dont la plupart était originaire de Tunisie et d’Afrique de l’ouest.

Dans la nuit du dimanche 6 à lundi 7 octobre, un naufrage survenu au large de l’île italienne de Lampedusa a provoqué la mort de neuf migrants, dont deux femmes, et la disparition d’environ 18 personnes.

Les garde-côtes italiens ont été appelés lundi peu après minuit au secours d’un bateau transportant une cinquantaine de migrants en train de sombrer au large de Lampedusa, selon un communiqué des autorités italiennes qui précisent que 22 personnes ont pu être secourues et transférées au port.

Alors que les secours approchaient, le canot a chaviré "en raison des conditions météorologiques difficiles et d’un mouvement de panique des migrants", indique le communiqué.

Deux corps ont été repêchés immédiatement après le sauvetage, sept autres ont été retrouvés dans la matinée par deux patrouilleurs des garde-côtes. La recherche des disparus se poursuivaient lundi matin.

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Les autorités italiennes ont demandé de l'aide à l'Ocean Viking, navire humanitaire des ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), qui se trouvait non loin de la zone du naufrage. "L'Ocean Viking a été sollicité pour assistance à une opération de recherche et de sauvetage en cours (...). Nous nous dirigeons vers la position indiquée", a déclaré SOS Méditerranéenne sur Twitter lundi en fin de matinée.

Selon l’Organisation internationale des migrations, l’embarcation est partie de Tunisie avec une cinquantaine de passagers à son bord, la plupart étant des Tunisiens et des personnes originaires d’Afrique de l’ouest.

Selon des survivants du naufrage cités par les médias italiens, au moins huit enfants figurent parmi les disparus.

Depuis le début de l’année, plus de 1 000 personnes sont mortes en tentant la traversée depuis les côtes d’Afrique du nord pour gagner l’Europe. "Nous pouvons et devons faire mieux", a déclaré sur Twitter Charlie Yaxley, porte-parole de Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). 

 

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