L'Ocean Viking a secouru 176 personnes lors de deux sauvtegaes, les 12 et 13 octobre. Photo : Médecins sans frontières
L'Ocean Viking a secouru 176 personnes lors de deux sauvtegaes, les 12 et 13 octobre. Photo : Médecins sans frontières

Le navire humanitaire Ocean Viking a porté secours à 176 personnes au cours du week-end lors de deux opérations de sauvetage au large de la Libye. Les autorités italiennes ont autorisé lundi l'équipage à débarquer dans le port de Taranto, dans le sud de l’Italie.

L’attente de l’Ocean Viking n’aura finalement pas été longue. Les autorités italiennes ont autorisé, lundi 14 octobre, le navire humanitaire à débarquer 176 personnes, secourues en mer Méditerranée au cours du week-end, dans le port de Taranto, dans le sud de l’Italie. Le bateau affrété par SOS Méditerranée et opéré par Médecins Sans Frontières (MSF) est actuellement en route vers cette localité.

Au cours du week-end, l’Ocean Viking avait procédé à deux opérations de sauvetage distinctes, portant personnes à des migrants qui tentaient de rejoindre l’Europe depuis la Libye. Le premier sauvetage est survenu dans la soirée du samedi 12 octobre : 74 personnes, tous des hommes, dont six mineurs, ont été repêchées alors que leur embarcation dérivait à environ 80 kilomètres des côtes libyennes.

Dimanche matin, un autre bateau pneumatique avec 102 personnes à bord, dont quatre femmes enceintes et neuf enfants, a par ailleurs été repéré alors qu’il se trouvait en situation de détresse au large, là encore, de la Libye. Tous les passagers de l’Ocean Viking sont actuellement en sécurité.

"Nous sommes soulagés que les 176 rescapés puissent débarquer en lieu sûr sans attente inutile. Nous nous dirigeons actuellement vers le nord", a tweeté SOS Méditerranée France, en réaction à la décision de l’Italie.

L’Ocean Viking avait auparavant alerté sur l’urgence de la situation, indiquant que les autorités libyennes avaient désigné Tripoli comme port sûr, une option que le navire humanitaire avait refusée. "Aucun endroit en Libye ne peut actuellement être considéré comme un lieu sûr", avait affirmé l’équipage.

>> À (re)lire : Revirement" de l’Italie sur l’accueil des navires humanitaires 

"Ces hommes, femmes et enfants ont vécu une terrible et effrayante traversée de la mer. Leur présence sur le pont arrière est une solution d'urgence", avait déclaré Frédéric Penard, directeur des opérations de SOS Méditerranée, dans un communiqué. 

Un "pré-accord" a été trouvé à Malte le 23 septembre entre la France, l'Allemagne, l'Italie et Malte. Cette initiative doit permettre d'éviter que des bateaux chargés de demandeurs d'asile ne restent bloqués en mer pendant des semaines en attendant que des pays acceptent, au cas par cas, de les accueillir.

 

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