InfoMigrants
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À Ceuta, plusieurs centaines de migrants ont forcé lundi la frontière entre le Maroc et l’Espagne, trois jours après le passage en masse de près de 500 migrants au même endroit.

Aux cris de "merci Seigneur", "Je suis en Europe", ou encore "Viva España", quelque 300 migrants en provenance, d’Afrique, ont réussi à forcer lundi 20 février la double barrière grillagée de six mètres de haut entourant l’enclave de Ceuta. Plusieurs de ces personnes apparaissaient blessées, les mains ou les pieds en sang et des vêtements déchirés.

Selon un porte-parole de la Garde-civile, cité par l’AFP si trois cents personnes ont pu franchir la clôture, c’est "le double qui avait tenté".

Vendredi déjà, près de 500 migrants étaient passés en force au même endroit. Ces deux entrées massives sont parmi les plus importantes depuis que la barrière a été rehaussée en 2005. Cet afflux arrive au moment où un sommet bilatéral franco-espagnol doit s’ouvrir dans la matinée à Malaga dans le sud de l’Espagne.

La surveillance de cette frontière terrestre de 8 kilomètres de long relève de la responsabilité de l’Espagne et du Maroc, mais ce dernier, en froid avec Bruxelles au sujet d’un accord de libre-échange, a menacé à demi-mots de relâcher son contrôle.

L’enclave de Ceuta est, avec celle de Melilla, la seule frontière terrestre entre le continent africain et l’Union européenne. À ce titre, elle constitue un point de passage important pour l’immigration clandestine venue d’Afrique noire et du Maghreb.
 

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