Sakis MITROLIDIS / AFP | Des manifestants d'extrême droite défilent contre le transfert de migrants des îles grecques au continent, le 3 novembre 2019, à Thessalonique.
Sakis MITROLIDIS / AFP | Des manifestants d'extrême droite défilent contre le transfert de migrants des îles grecques au continent, le 3 novembre 2019, à Thessalonique.

Depuis cet été, la Grèce connait un regain du nombre de demandeurs d’asile en provenance de Turquie, saturant les cinq centres des îles grecques. Or, le transfert d’une petite partie de ces migrants vers la Grèce continentale se heurte parfois à l’hostilité de certains habitants, qui ont organisé trois manifestations contre l’arrivée de réfugiés en dix jours.

Avec notre correspondant à Athènes, Joël Bronner

Quatre ans après la crise migratoire de 2015, la Grèce est à nouveau la principale porte d'entrée des demandeurs d'asile en Europe. Un état de fait qui génère quelques tensions dans la population.

Dans le nord de la Grèce, à Yannitsa, comptant 30 000 habitants, plusieurs dizaines de personnes se sont opposées à l’arrivée d’un bus de 60 migrants - la ville comptait déjà sur son sol une soixantaine d’autres demandeurs d’asile. La situation a finalement été débloquée par l’intervention de la police.

Serrès, dans le nord-est du pays, réunit 80 000 résidents. Là aussi, une manifestation hostile a accueilli le transfert d’une vingtaine de migrants en provenance des îles de la mer Égée.

Il y a dix jours, des habitants de Nea Vrasna (Nord) avaient cette fois bloqué l’arrivée des bus de 380 demandeurs d'asile : ils avaient notamment jeté des pierres sur les véhicules, qui ont finalement changé de destination.

D'ici à la fin de l’année, le gouvernement grec compte transférer 20 000 personnes depuis les îles vers le continent. En parallèle, Athènes vient d’adopter une loi compliquant l’obtention de l’asile, dans le but de multiplier, à l’avenir, les expulsions vers des pays tiers.

Texte initialement publié sur : RFI

 

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