Image d'illustration du CRA du Mesnil Amelot, en région parisienne. Crédit : InfoMigrants
Image d'illustration du CRA du Mesnil Amelot, en région parisienne. Crédit : InfoMigrants

Un jeune Tunisien de 19 ans est mort vendredi 8 novembre dans le centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, en région parisienne. Cet été, un Roumain d'une vingtaine d'années avait aussi trouvé la mort dans ce même centre.

C’est le deuxième décès survenu en quelques mois dans le centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, en région parisienne.

Vendredi 8 novembre, un Tunisien de 19 ans "a été retrouvé mort dans son lit en fin de matinée par une autre personne retenue", a rapporté à l’AFP une source proche de l’enquête. Selon l’autopsie, sa mort est due à un "œdème pulmonaire massif".

Les témoignages de co-retenus du centre "ont mis en évidence un contexte de forte consommation de médicaments, mélangés la veille au soir à des stupéfiants", a encore précisé la même source. Des analyses toxicologiques sont en cours pour le vérifier.

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Interrogé, le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert "une enquête en recherche des causes de la mort".

"Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille et espérons que l’enquête permettra d’éclaircir ce décès soudain", a indiqué samedi l’Assfam (Association service social familial migrants) présente dans le CRA de Vincennes.

D’une capacité de 235 places, ce CRA, constamment plein, est régulièrement marqué par des tensions. Des grèves de la faim sont souvent entamées par les retenus pour protester contre leur conditions de rétention mais aussi les violences policières qu’ils subiraient et le manque d’accès aux soins.

Mi-septembre, plus de 3 000 personnes avaient fréquenté le CRA de Vincennes depuis le début de l’année.

 

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