AFP/Ben Stansall | L'avion où était caché le jeune homme s'approchait de l'aéroport de Heathrow où il devait atterrir (Image d'illustration).
AFP/Ben Stansall | L'avion où était caché le jeune homme s'approchait de l'aéroport de Heathrow où il devait atterrir (Image d'illustration).

En juin 2019, dans une banlieue sud de Londres, le corps d'un homme tombé d'un avion était retrouvé dans le jardin d'une maison. La chaîne de télévision britannique SkyNews après avoir enquêté aurait retrouvé l'identité et les proches de la victime au Kenya. Mais les démentis se succèdent.

L'homme tombé dans le jardin d'Offerton Road, dans le quartier de Clapham, un dimanche ensoleillé du 30 juin dernier, s'appelait Paul Manyasi. Il était Kenyan et avait 29 ans. Il travaillait comme agent d'entretien de l'entreprise Colsen Limited à l'aéroport Kenyatta de Nairobi, pour un salaire de deux livres par jour. 

Pour rejoindre l'Europe, il s'était caché dans le train d'atterrissage de la liaison matinale Nairobi-Londres. Son corps est tombé, déjà mort de froid, lorsque l'avion a ouvert ses trappes à l'approche de l'aéroport de Heathrow.

Ces informations sont le résultat d'une enquête menée par John Sparks, un journaliste de SkyNews. Les photos des vêtements de la victime, et surtout d'un sac à dos marqué d'une inscription qui n'appartenait qu'à lui : voilà ce qui a été présenté à la fiancée et aux parents du jeune homme, des paysans pauvres de l'ouest du Kenya. Devant les caméras, tous le reconnaissent formellement.

Mais après la diffusion de l'enquête, les démentis se sont succédés au Kenya. La société Colsen, ainsi que l'aéroport de Nairobi, ont dit ne pas avoir connaissance d'un Paul Manyasi. Et le père interrogé par le journaliste dit maintenant que la victime n'était pas son fils, clamant que ce dernier se trouve, en fait, en prison.

L'enquête se poursuit. Les autorités aéroportuaires ont indiqué que les recherches pour déterminer l'identité du défunt passager clandestin sont toujours en cours. "Toute information reçue doit faire l'objet d'une enquête avant d'en tirer des conclusions factuelles", ont-elles précisé.

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Texte initialement publié sur : RFI

 

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