Image d'illustration d'un immeuble bombardé dans le quartier d'Al-Farnaj, dans le sud de Tripoli. Crédit : France 24
Image d'illustration d'un immeuble bombardé dans le quartier d'Al-Farnaj, dans le sud de Tripoli. Crédit : France 24

Sept civils dont cinq travailleurs migrants sont morts et une trentaine d’autres ont été blessés dans une frappe aérienne survenue lundi 18 novembre dans la capitale libyenne. L’organisation internationale des migrations (OIM) déplore cette attaque et rappellent que les "civils ne sont pas une cible".

Une frappe aérienne a causé la mort de sept personnes dont cinq travailleurs migrants et fait 30 blessés lundi 18 novembre dans une fabrique de biscuits dans le sud de Tripoli, en Libye.

Selon le porte-parole du ministère libyen de la Santé, Amin al-Hachemi, cité par l’AFP, les migrants tués sont originaires du Bangladesh, du Niger et d’Égypte. Deux Libyens ont également péri dans l’attaque.

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Dans un communiqué, l’organisation internationale des migrations (OIM) déplore la frappe aérienne et estime que "cette attaque est un rappel brutal des conditions hostiles et des risques auxquels sont confrontés les migrants (…) au quotidien". "Les civils ne sont pas une cible", insiste Frederico Soda, chef de mission de l’OIM en Libye.

Depuis la chute du dictateur Kadhafi en 2011, la Libye est plongée dans le chaos. Le territoire est divisé en deux : les pro Haftar du côté Est du pays qui sont soutenus par l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Emirats arabes unis ; et les pro Sarraj du côté ouest de la Libye, qui forme le gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale.

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L’attaque de lundi est attribuée par les forces du GNA aux Emirats arabes unis, pour soutenir le maréchal Haftar. Ces derniers n’ont pour l’heure pas réagi à ces accusations.

Ce n’est pas la première fois que des migrants sont victimes des combats qui font rage en Libye. En juillet dernier déjà, une frappe aérienne au centre de détention de Tajourah, à l’est de la capitale libyenne, avait provoqué la mort d’une cinquantaine d’exilés.

Selon les chiffres de l’OIM, plus de 110 000 migrants se trouvent actuellement à Tripoli et ses environs, et 2 000 autres sont détenus dans les prisons tripolitaines qui "restent menacées par les affrontements dans la capitale".

 

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