Des gardes-côtes libyens en novembre 2019. Crédit : France 24 (archive)
Des gardes-côtes libyens en novembre 2019. Crédit : France 24 (archive)

Quelque 205 migrants, pour la plupart originaires du Mali, de Côte d'Ivoire et de Guinée ont été interceptés par des gardes-côtes libyens au large de Zaouïa, à l'ouest de la capitale libyenne. Ils ont été ramenés à al-Hamdiya, en banlieue de Tripoli.

Les gardes-côtes libyens ont intercepté trois bateaux pneumatiques transportant quelque 205 migrants, vendredi 29 novembre, au large de la ville de Zaouïa, à 45 kilomètres à l’ouest de Tripoli.

Selon la marine libyenne, les migrants sont pour la plupart originaires de pays africains, notamment du Mali, de Côte d'Ivoire et de Guinée.

Parmi les rescapés figurent "158 hommes, 33 femmes et 14 enfants", d’après le communiqué de la marine libyenne, qui dit s’être rendue au nord de Zaouïa après avoir reçu des appels de secours au centre de contrôle des gardes-côtes.

Les migrants ont ensuite été ramenés al-Hamediya, près du port de Tajourah dans la banlieue est de Tripoli.

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Une fois interceptés en mer par les Libyens, les migrants sont généralement accueillis par les ONG sur place qui leur offrent soins et nourriture, avant d'être enfermés dans des centres de détention surpeuplés où ils sont soumis à des abus et des violences, régulièrement dénoncés par les ONG.

Depuis le déclenchement début avril d'un conflit armé au sud de la capitale Tripoli, la situation des migrants bloqués en Libye s’est encore détériorée. Selon l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR), plusieurs milliers de migrants se trouvent bloqués dans ce pays dans des conditions déplorables.

 

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