Crédit : RFI
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Ce week-end, plus de 1 000 migrants en provenance des côtes libyennes ont été secourus au large de la Sicile. Des secours quotidiens qui portent à plus de 11 000 le nombre de migrants sauvés depuis le 1er janvier (+ 35 % de plus qu'à la même période en 2016). Et à 440, le nombre de victimes en Méditerranée centrale, selon les chiffres de l'ONU. Rome s'est engagée à créer une vingtaine de nouveaux centres dits de « rapatriement » pour éviter que les non éligibles au statut de réfugié se perdent dans la nature. Mais pour le moment, ils sont encore très nombreux à tenter de passer la frontière via Vintimille, La Calais d'Italie, proche des Alpes- Maritimes, à nouveau sous tension.

Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir 

Par dizaines les personnes qui ont adhéré à une manifestation de la Ligue du Nord se sont enchaînées devant la gare de Vintimille pour protester contre la présence de nombreux migrants qui tentent, encore et toujours, au risque de leur vie, de rejoindre la France à travers cette ville frontalière. Ces gens ont aussi dénoncé ce qu'ils qualifient de « connivence entre les clandestins et les paroisses ». Notamment celle de Saint-Antoine qui héberge près de 85 Érythréens, dont 40 enfants sans famille.

Les manifestants ont également protesté contre le camp humanitaire qui sera agrandi en perspective de l'intensification des flux migratoires, aux beaux jours. Momentanément, il n'accueille plus d'autres personnes que les 200 arrivées, avant le début de travaux. Pour les associations humanitaires, la situation s'avère de plus en complexe.

Entre l'hostilité croissante de la population et l'ordonnance du maire qui interdit la distribution de repas et boissons, en dehors des centres gérés par la Croix-Rouge ou la Caritas.


© REUTERS/Eric Gaillard

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Texte initialement publié sur : RFI

 

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