Le campement de la Chapelle dans le nord de Paris a été évacué le 7 novembre 2019. Photo d'archives. Crédit : InfoMigrants
Le campement de la Chapelle dans le nord de Paris a été évacué le 7 novembre 2019. Photo d'archives. Crédit : InfoMigrants

La maire sortante Anne Hidalgo a dévoilé lundi ses premières propositions dans le cadre de la campagne municipale. Elle a notamment déclaré que, si elle était réélue, elle souhaitait traiter le quartier de la porte de la Chapelle, connu pour abriter des campements de migrants, "de façon majestueuse, comme est traité le site de la Tour Eiffel".

Pour sa première journée de campagne sur le terrain, la maire sortante de Paris Anne Hidalgo a égrené lundi 13 janvier, devant ses militants, ses première propositions avant de dévoiler son programme début février.

Anne Hidalgo a notamment présenté son projet pour le quartier de la Porte de la Chapelle, dans le nord de Paris, qui depuis des années voit fleurir des campements sauvages de migrants sur ses trottoirs. 

"Ce quartier a défrayé la chronique ces dernières années par la difficulté à y vivre du fait des campements de migrants et des problèmes de drogue", a-t-elle expliqué dans un bar du quartier où elle s’est rendue "toutes les semaines depuis mars", pour rencontrer les associations de riverains et les associations humanitaires.

Plus de 1 500 migrants dans le nord de Paris

La porte de la Chapelle est "une entrée de Paris (...) qui doit être traitée de façon majestueuse, comme est traité le site de la Tour Eiffel", a estimé la maire sortante, promettant d’en faire une place végétalisée, largement piétonnisée, avec une ou deux bretelles d’accès au périphérique transformées en "jardins suspendus".

"J’ai souhaité donner un message de confiance aux habitants, leur dire que leur quartier mérite de vivre de façon apaisée", a-t-elle insisté.

>> À (re)lire : Après le démantèlement, le nouveau visage "calme" et ultra-sécurisé de la Porte de la Chapelle

Depuis l’évacuation du campement porte de la Chapelle le 7 novembre dernier, une présence policière continue empêche toute reconstitution de camps sauvages.

Mais d’autres campements se sont reformés à quelques kilomètres de là, toujours dans le nord de la capitale. Selon France Terre d’asile, cité par le quotidien Le Monde, entre 900 et 1 800 migrants vivent actuellement à porte d’Aubervilliers et entre 300 et 500 à porte de la Villette. 


 

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