José Luis Escriva, le ministre espagnol de la sécurité sociale, de l'inclusion et des migrations, à Madrid, le 14 janvier 2020. Crédit : Reuters/Susana Vera
José Luis Escriva, le ministre espagnol de la sécurité sociale, de l'inclusion et des migrations, à Madrid, le 14 janvier 2020. Crédit : Reuters/Susana Vera

Lors du Forum de l’OCDE sur les migrations, jeudi, le ministre espagnol de la Sécurité sociale, de l'inclusion et des migrations a affirmé que son pays aurait besoin, au cours des prochaines années, de "8 ou 9 millions de personnes" migrantes pour conserver un bon niveau de population active.

"Nous aurons besoin de millions et de millions de migrants dans les prochaines années", a déclaré, jeudi 16 janvier à Paris, José Luis Escriva, le ministre espagnol de la Sécurité sociale, de l'inclusion et des migrations, lors du Forum de l'OCDE sur les migrations.

Avec 47 millions d'habitants, l'Espagne aura, selon José Luis Escriva, besoin de "8 ou 9 millions de personnes juste pour garder [sa] population active au même niveau".

Madrid doit donc se préparer à intégrer "un certain nombre de migrants supplémentaires" dans la société espagnole pour "conserver un niveau de confort", a encore ajouté le ministre.

"Nous devons montrer que nous contrôlons l'immigration" 

La Commissaire européenne en charge des migrations, Ylva Johansson, a complété jeudi les déclarations de José Luis Escriva en déplorant un "manque de confiance entre la population et les responsables politiques, au niveau européen ou au niveau local" sur la question de l’immigration.

Les citoyens européens, a-t-elle avancé lors d'un échange sur les perspectives migratoires, "veulent accueillir les migrants en besoin de protection internationale et veulent accueillir des personnes qui vont contribuer à notre économie mais ils sont inquiets qu'on ne puisse pas gérer la migration, qu'on ne puisse pas la contrôler".

"Nous devons montrer que nous contrôlons l'immigration", a-t-elle poursuivi, rappelant que l'année dernière, "2,5 millions de migrants sont entrés dans l'Union européenne", dont 150 000 "arrivées clandestines".

Ces déclarations ne sont pas sans rappeler celles de Jean-Paul Delevoye, fin novembre. L'ex-Haut-Commissaire aux retraites avait estimé que la "démographie européenne et son vieillissement" nécessiteraient "50 millions (de personnes) de population étrangère pour équilibrer la population active en Europe en 2050".

 

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