STR / AFP | La marine italienne vient secourir des migrants partis de Libye dans une embarcation de fortune qui vient de chavirer, le 25 mai 2016 (image d'illustration).
STR / AFP | La marine italienne vient secourir des migrants partis de Libye dans une embarcation de fortune qui vient de chavirer, le 25 mai 2016 (image d'illustration).

Après la conférence de Berlin, les 28 ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne (EU) se sont rencontrés lundi 20 janvier. Ils ont annoncé leur volonté de relancer l'opération navale Sophia mais en revoyant sa mission afin d'éviter d'avoir à secourir des migrants en Méditerranée, à l'heure où un mécanisme européen de répartition des rescapés fait toujours cruellement défaut.

Avec notre bureau de Bruxelles,

Les Européens ont formellement décidé de relancer l’opération Sophia. Cette mission militaire européenne lancée en 2015 avait engrangé des résultats tangibles dans la surveillance de l’embargo sur les armes en Libye, mais elle ne dispose plus de navires depuis dix mois. Les Européens ne sont pas parvenus lundi à reconstituer une escadre qui pourrait reprendre son travail.

Étant donné qu’il arrivait épisodiquement aux navires de l’opération Sophia de devoir aussi recueillir en mer des migrants, les opérations navales avaient cessé du fait du désaccord constant entre capitales sur le lieu de débarquement des migrants. Certains estiment que la tenue d’élections régionales très sensibles en Émilie-Romagne le 26 janvier empêche le gouvernement italien de donner son feu vert à la relance directe de l’opération.

>> À (re)lire : Méditerranée : Matteo Salvini prive l'opération Sophia de ses bateaux

C’est probablement la raison pour laquelle les Européens ont décidé de recentrer la mission sur la lutte contre le trafic d’armes, loin des trajets empruntés par les migrants, estime-t-on ici, une mission qui devrait aussi être étendue à des contrôles terrestres.

Le mandat des Nations unies est toujours valable, mais l’UE doit donc remodeler la structure de Sophia pour la remettre à l’eau et le résultat tangible des discussions entamées lundi pourrait ne pas être sur la table avant le 17 février, date de la prochaine rencontre des ministres des Affaires étrangères de l’UE.

Texte initialement publié sur : RFI

 

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