L'Open Arms a secouru un centaine de migrants lors de deux sauvetages en une nuit. Crédit : Samuel Nacar / Twitter Open Arms
L'Open Arms a secouru un centaine de migrants lors de deux sauvetages en une nuit. Crédit : Samuel Nacar / Twitter Open Arms

L’ONG espagnole Proactiva Open Arms a secouru plus de 230 personnes dans trois opérations de sauvetage au large de la Libye, mardi. Au total, plus de 300 migrants répartis sur deux navires humanitaires attendent de pouvoir débarquer dans un port sûr. Les 400 autres rescapés du Ocean Viking ont été autorisés à débarquer en Italie.

Les sauvetages s’enchaînent à un rythme effréné au large de la Libye malgré la météo hivernale qui rend les traversées de la Méditerranée encore plus dangereuses. Tandis que l’Ocean Viking et l’Alan Kurdi doivent débarquer près de 500 rescapés dans un port sûr, l’Open Arms de l’ONG espagnole éponyme a porté secours à 102 migrants lors de deux opérations de sauvetage survenues dans la nuit du 27 au 28 janvier.

C’est la plateforme téléphonique Alarm Phone qui a donné l’alerte après avoir reçu les appels de détresse en début de soirée. Malgré des soucis techniques sur le moteur du navire, l’équipage de l’Open Arms a mis le cap sur les embarcations en détresse. Il s’agit du seul navire présent dans la zone de sauvetage au large de la Libye.

Plus tard dans la journée de mardi, l'Open Arms a procédé à un troisième sauvetage à environ 30 miles nautiques de sa position initiale. Cette fois-ci, ce sont 79 personnes qui ont été secourues, dont certaines ont besoin de soins médicaux, a tweeté l'ONG qui précise que 237 migrants sont désormais à bord.

Les 403 rescapés du Ocean Viking autorisés à débarquer

Avec 403 personnes à son bord, l’Ocean Viking, affrété par l’ONG SOS Méditerranée en partenariat avec Médecins sans frontières, a été autorisé mardi en fin de matinée à débarquer ses rescapés au port de Tarente, dans le sud de l'Italie. La veille, une femme et ses trois enfants avaient été évacués par hélicoptère vers Malte pour cause d'urgence médicale.

L’Alan Kurdi, de l’ONG allemande Sea-Eye, attend, de son côté, de se voir attribuer un port sûr pour débarquer ses 77 rescapés. Selon l’ONG, Malte a déjà refusé dimanche le débarquement des rescapés sur son sol. L'Italie devrait répondre sous peu.

Au total, ce sont actuellement 716 personnes réparties sur les trois navires humanitaires qui doivent débarquer ou sont en attente en mer.

L’Aita Mari, des ONG espagnoles PROEM-AID et SMH, doit être de retour dans la zone de détresse au large de la Libye dans les prochains jours. Quant au Sea Watch 3, de l’ONG allemande Sea-Watch, il se trouve actuellement en Espagne pour une opération de maintenance. L'équipage espère être de retour au large de la Libye en février.

>> À (re)lire : Sauvetages en Méditerranée : où en sont les navires humanitaires ?

 

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