Les 363 rescapés de l'Open Arms ont été soumis à des contrôles sanitaires lors de leur arrivée à Pozzallo, en Sicile, dimanche 2 février 2020. L'Italie a déclaré l'état d'urgence face à l'épidémie de coronavirus. Crédit : Reuters TV
Les 363 rescapés de l'Open Arms ont été soumis à des contrôles sanitaires lors de leur arrivée à Pozzallo, en Sicile, dimanche 2 février 2020. L'Italie a déclaré l'état d'urgence face à l'épidémie de coronavirus. Crédit : Reuters TV

L’Open arms est arrivé dimanche dans le port italien de Pozzalo avec plus de 300 migrants à bord. À leur sortie du navire humanitaire, les rescapés ont été soumis à des contrôles sanitaires conformes aux mesures de prévention du coronavirus mises en place par Rome.

C’est le soulagement pour les rescapés de l’Open Arms. Les 363 migrants secourus par le navire humanitaire de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms ont pu débarquer dimanche 2 février au port italien de Pozzallo, en Sicile.

Ces migrants avaient été secourus en mer au cours de cinq opérations de sauvetage distinctes menées par l’Open Arms depuis le 27 janvier. Les rescapés et l’équipage ont attendu à bord l'autorisation de pénétrer dans le port après s'être vus refuser l'entrée par Malte.

Le navire humanitaire était le premier à arriver en Italie depuis que Rome a déclaré vendredi l’état d’urgence face à l’épidémie de coronavirus. Les contrôles de santé ont été renforcés. Prévus dans les aéroports, ils ont été étendus aux ports samedi alors que l’épidémie du coronavirus, qui s'est déclarée fin décembre en Chine et qui a dépassé les 300 morts, met le monde en alerte.

"Les médecins pourront monter à bord des navires pour effectuer des analyses et des examens si des cas suspects sont signalés à bord et agir de manière autonome, en relation avec les autorités sanitaires locales", a rapporté le quotidien italien Il Messagero.

Trois sortes de contrôle avant d'accéder au hot-spot

"Il y a trois bilans de santé avant que les migrants n'entrent dans le hot spot [de Pozzallo NDLR] : le premier mené par l’Office de santé en mer, dans les airs et aux frontières (USMAF en italien) à bord du navire et les suivants sur le quai et avant d'entrer dans le hot spot avec deux équipes coordonnées par les médecins de l’agence régionale de santé", a détaillé le chef de l'agence régionale de santé, Raffaele Elia sur la radio RTM.

"Comme d'habitude, nous vérifions les pays éventuellement traversés au cours des 14 derniers jours pour dissiper tout soupçon. Mais, il faut dire que la plupart des migrants sont restés des mois voire des années en Libye avant de partir", a-t-il ajouté.

Selon l’agence de presse AgenPress, "les premiers contrôles à bord [de l’Open Arms] ont été effectués par le médecin du port Vincenzo Morello et trois collègues". La température des migrants a ensuite été prise sur le quai par des employés de l’agence régionale de santé de Raguse, portant des masques de protection et des combinaisons blanches. "Un migrant a été transféré à l'hôpital de Modica pour des tests médicaux" approfondis, précise la radio RTM. 

Deux touristes chinois contaminés par le virus se trouvent actuellement en quarantaine dans un hôpital à Rome. Jeudi, près de 7 000 touristes et membres d'équipage d'un navire de croisière ont été bloqués pendant une douzaine d'heures à Civitavecchia (au nord-ouest de Rome), après une suspicion de coronavirus à bord. Les tests menés par les autorités italiennes se sont finalement révélés négatifs.

Durant la semaine écoulée, plus de 400 migrants recueillis en Méditerranée par le navire humanitaire Ocean Viking, affrété par SOS Méditerranée en partenariat avec Médecins Sans Frontières, ont pu débarquer à Tarente (sud de l'Italie).

 

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