Des migrants récemment arrivés sur l’île de Lesbos, en Grèce, attendent dans le port de Mytilène d’embarquer dans un navire de l’armée grecque, le 5 mars 2020. Crédit : Reuters
Des migrants récemment arrivés sur l’île de Lesbos, en Grèce, attendent dans le port de Mytilène d’embarquer dans un navire de l’armée grecque, le 5 mars 2020. Crédit : Reuters

Le ministre grec chargé des migrations a annoncé mercredi que les migrants arrivés sur les îles grecques depuis le 1er mars seraient transférés vers la ville de Serres, dans le nord du pays, au cours des prochains jours. "Notre objectif est de les ramener dans leurs pays", a-t-il affirmé.

Les migrants qui sont arrivés illégalement en Grèce après le 1er mars 2020 seront transférés vers la ville de Serres, située dans le nord du pays, a annoncé le ministre chargé des migrations, Notis Mitarachi dans la soirée du 4 mars. Les autorités grecques prévoient, dans un second temps, de renvoyer ces nouveaux arrivants vers leurs différents pays d’origine.

"Notre objectif est de les ramener dans leurs pays", a affirmé Notis Mitarachi à l’agence de presse Athens News. Il a par ailleurs ajouté que les personnes entrées dans le pays avant le 1er janvier 2019 et vivant sur les îles grecques seraient transférées sur le continent dans les prochains jours.

>> À lire : Lesbos : Athènes affrète un navire militaire pour le transfert des migrants récemment arrivés sur l'île

Le 1er mars, la Grèce avait déjà annoncé qu’elle n’accepterait plus de nouvelles demandes d’asile pendant un mois.

Suite à l’ouverture des frontières turques la semaine dernière, plusieurs centaines de migrants ont réussi à entrer illégalement en Grèce, la plupart en rejoignant les îles via la mer. Selon le gouvernement grec, près de 7 000 tentatives d'entrées illégales ont été empêchées en 24 heures dans la région et une vingtaine de migrants y ont été arrêtés, surtout originaires d'Afghanistan et du Pakistan, entre mercredi matin et jeudi matin.

La Turquie, qui accueille déjà 3,7 millions de réfugiés syriens, a annoncé le 28 février qu'elle se désengageait d'un accord conclu en 2016 avec l'Union européenne et qu'elle n'empêcherait plus les migrants de quitter son territoire. Une manière de faire pression sur Bruxelles et d’obtenir soit davantage de moyens financiers pour prendre en charge les migrants, soit un soutien diplomatique à ses visées géopolitiques dans le conflit syrien, accusent la Grèce et l'Union européenne.

 

Et aussi