Photo archive de patrouilles des garde-côtes en mer Égée. Crédit: picture-alliance/AA/A. Balli
Photo archive de patrouilles des garde-côtes en mer Égée. Crédit: picture-alliance/AA/A. Balli

Le ministère grec de la Défense a annoncé jeudi des restrictions de navigation jusqu'au 12 mars entre les îles de Lesbos et de Samos en mer Egée, pour limiter le flux de migration illégale par mer, alors que les îles grecques ont vu arriver plus de 1 700 migrants en une semaine, selon une source gouvernementale.

Naviguer entre les îles de Lesbos et de Samos, en mer Égée, est désormais chose difficile. Le ministère grec de la Défense a annoncé jeudi 5 mars des restrictions de navigation effectives jusqu'au 12 mars dans cette zone dans le but de limiter le flux de migration illégale par mer.

Cette interdiction dans le nord-est de la mer Égée vise surtout les petits bateaux et exclut ceux ayant "une activité commerciale et dûment dotés de documents maritimes valides", a précisé un communiqué ministériel. Les navires de Frontex, l'Agence européenne de contrôle aux frontières, et ceux de l'Otan ne sont pas non plus concernés, selon ce texte.

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Compte tenu du nouvel afflux migratoire, Frontex a annoncé mardi avoir déployé des renforts et relevé son niveau d'alerte dans cette zone maritime. L’Agence a également demandé la contribution immédiate en personnel et équipements à l'ensemble des États membres de l'UE et des pays associés à Schengen.

Nouvelle arrivée de 42 migrants, dont de nombreuses familles afghanes, à Lesbos

Cette décision de restreindre la navigation s'ajoute à plusieurs mesures prises récemment par Athènes en réaction à l'afflux de migrants venus de Turquie. Le 1er mars, la Grèce avait déclaré qu’elle n’accepterait plus de nouvelles demandes d’asile pendant un mois. Mercredi, le ministre grec chargé des migrations a annoncé que les nouveaux arrivants sur les îles seraient transférés vers la ville de Serres, dans le nord du pays, au cours des prochains jours et qu'ils seraient à terme, "renvoyés dans leurs pays".

Depuis la décision d'Ankara vendredi dernier d'ouvrir ses frontières aux migrants, les îles grecques ont vu arriver plus de 1 700 d'entre eux, selon une source gouvernementale. Jeudi, un canot pneumatique avec 42 migrants à bord, dont de nombreuses familles afghanes, a accosté à Skala Sykamias dans le nord de Lesbos, où des tentes ont été plantées pour les loger provisoirement, ont constaté des journalistes de l'AFP. 

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La plupart des migrants arrivés ces derniers jours sur l'île n'ont pas d'hébergement, faute de places dans les centres d'accueil des demandeurs d'asile. Ils doivent par ailleurs faire face à l'hostilité d'habitants qui empêchent les autorités et certaines ONG de les prendre en charge. 

À Lesbos, la situation a déjà atteint un point de rupture avec plus de 19 000 personnes vivant dans des conditions misérables dans le camp de Moria prévu pour moins de 3 000 personnes.

 

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