Image d'archives de migrants en Libye. Crédit : Reuters
Image d'archives de migrants en Libye. Crédit : Reuters

En raison de la propagation de l'épidémie de coronavirus, le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés a annoncé que ses centres de Tripoli sont fermés jusqu'à nouvel ordre. Son standard téléphonique reste en revanche ouvert.

Le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) a annoncé dans un communiqué publié le 17 mars qu’il suspendait ses opérations dans ses centres de la capitale libyenne, à savoir ceux situés dans les quartiers de Sarraj et de Gurji.

Cette déclaration intervient alors que l’épidémie de coronavirus continue de se propager à travers le monde. L’agence onusienne indique avoir pris cette décision afin de "protéger la santé des personnes dont la compétence relève du HCR ainsi que celle de son personnel et de ses partenaires".

"Nous devions prendre des précautions en raison de la faiblesse du système de santé en Libye", explique à InfoMigrants Caroline Gluck, porte-parole du HCR en Libye.

L’organisation continue cependant "de surveiller la situation [des migrants] de près", peut-on lire dans le communiqué.

Le HCR précise également que son standard téléphonique reste ouvert de 9h à 17h :

-Pour toutes questions en lien avec les demandeurs d’asile ou réfugiés, il faut appeler le : +218 91 989 7937.

-Pour toutes questions en lien avec la protection des communautés à Tripoli, il faut appeler le : +218 91 712 76 44.

-Pour toutes questions concernant le sauvetage en mer, il faut appeler le : +218 91 699 85 81.

-Pour toutes questions liées à la détention, il faut appeler le : +218 91 989 7936.

Le HCR rappelle qu’il est aussi joignable par mail : lbytrprt@unhcr.org ou lbytr@unhcr.org 

Cette annonce risque de créer un vent de panique chez certains migrants présents en Libye. En début de semaine, Ali, un migrant guinéen disait à InfoMigrants sa crainte du virus. "Nous sommes exposés à tous les dangers ici. Nous avons peur du coronavirus car nous n’avons pas accès aux hôpitaux. Comment nous protéger en Libye ?", se demandait-il.

 

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