Image d'archives du camp de migrants à Pazarkule, à la frontière turco-grecque. Crédit : Picture-alliance
Image d'archives du camp de migrants à Pazarkule, à la frontière turco-grecque. Crédit : Picture-alliance

Les autorités turques ont démantelé jeudi 26 mars dans la soirée le camp de migrants situé à la frontière turco-grecque. Les quelque 4 000 personnes présentes ont été transférées vers des installations adéquates en Turquie pour qu'elles restent en quarantaine pendant deux semaines, afin de garantir qu'elles ne soient pas contaminées par le coronavirus.

"Il semble que le campement installé (depuis le 1er mars) a été démantelé et ceux qui étaient (dans la région frontalière du fleuve) Evros sont partis", a déclaré vendredi 27 mars le Premier ministre grec lors d’une vidéoconférence du conseil des ministres, selon un communiqué.

Fin février, la Turquie avait annoncé qu'elle n'empêcherait plus les migrants de passer en Europe. Des milliers de demandeurs d'asile s'étaient aussitôt massés du côté turc de la frontière avec la Grèce.

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Plus de 4 000 migrants continuaient de camper dans la ville grecque de Parzakule, située près de poste frontalier grec de Kastanies, avait indiqué jeudi le ministre turc de l'Intérieur.

Mais jeudi soir, les demandeurs d'asile ont été transférés à bord d'autocars vers des installations adéquates en Turquie pour qu'ils restent en quarantaine pendant deux semaines, afin de garantir qu'ils ne soient pas contaminés par le coronavirus, a rapporté l'agence turque DHA.

La frontière gréco-turque sera "renforcée"

Cette évacuation a eu lieu "à la demande des migrants", selon DHA, qui souligne que les autorités turques ont ensuite démantelé le campement à Pazarkule.

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De son côté, la télévision publique grecque ERT a indiqué que la police turque avait mis le feu dans la nuit de jeudi à vendredi au campement désert après l'évacuation des migrants. Une vidéo diffusée vendredi par le gouvernement grec montre de hautes flammes le long des barrières qui marquent la frontière.

Le Premier ministre grec a souligné que les militaires et les policiers grecs resteraient sur place et que la clôture le long de la frontière serait "renforcée".

"Un chapitre peut être clos mais la bataille continue", a-t-il encore déclaré. "Le dispositif humain et technologique présent à Kastanies y restera pour garantir la protection des frontières afin que personne ne puisse faire chanter l'Europe et la Grèce comme certains avaient tenté de le faire."

 

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