REUTERS/Alkis Konstantinidis | Des policiers à l'entrée du camp de Ritsona après la découverte d'une vingtaine de cas de coronavirus, jeudi 2 avril.
REUTERS/Alkis Konstantinidis | Des policiers à l'entrée du camp de Ritsona après la découverte d'une vingtaine de cas de coronavirus, jeudi 2 avril.

Le camp de Malakasa, situé à 38 kilomètres d’Athènes, a été placé « en confinement sanitaire total ».

Le ressortissant afghan âgé de 53 ans touché par le Covid-19 s’était présenté de lui-même au dispensaire ducamp de Malakasa après avoir ressenti des symptômes du Covid-19. Il souffrait déjà d’une maladie.

Situé à quelque 38 km au nord-est d'Athènes, le camp a été placé « en confinement sanitaire total » pour quatorze jours, avec interdiction d'y entrer ou d'en sortir, a expliqué le ministère des Migrations.

Le malade a quant à lui été emmené dans un hôpital d'Athènes. C’est là qu’il a été testé positif au coronavirus. Sa famille a été placée à l'isolement et un examen complet du camp est en cours.

Le ministre Notis Mitarachi a averti que les contrevenants seraient poursuivis.

Inquiétude sur les îles de la mer Égée

Jeudi, un foyer d’infection avait déjà été repéré dans le camp de migrants de Ritsona, à 80 km au nord d’Athènes. Vingt-huit personnes y ont été testées positives.

Un foyer d'infection avait été repéré jeudi dans celui de Ritsona, à 80 km au nord d'Athènes, où 23 personnes ont jusqu'à présent été testées positives, alors que les camps de migrants qu'abrite la Grèce accueillent des dizaines de milliers de demandeurs d'asile dans des conditions précaires. Difficile de respecter les consignes de « distanciation sociale » et les gestes barrière quand il faut faire la queue pour prendre une douche.

L'inquiétude est particulièrement vive quant aux cinq îles de la mer Égée, près de la Turquie - Lesbos, Samos, Chios, Kos et Levros -  qui abritent quelque 36 000 migrants dans des endroits prévus pour en recevoir six fois moins. 

Le confinement du pays prolongé de trois semaines

Samedi, les autorités grecques ont annoncé l’extension pour trois semaines, jusqu’au 27 avril, des mesures de confinement en vigueur. « Des semaines difficiles nous attendent. Si nous relâchons nos efforts, le virus nous détruira », a déclaré Nikos Hardalias, vice-ministre à la Protection civile.

La Grèce compte près de 1 700 cas de contamination et 68 morts. Le gouvernement grec espère ainsi empêcher les déplacements de population à l'occasion de la Pâque orthodoxe, qui tombe cette année le 19 avril.

(avec AFP)

Texte initialement publié sur : RFI

 

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