Des embarcations de migrants en mer Méditerranée (archive). Crédit : Reuters
Des embarcations de migrants en mer Méditerranée (archive). Crédit : Reuters

Deux des quatre embarcations de migrants repérées par Frontex vendredi sont finalement arrivées en Sicile, tandis qu'une autre a été secourue dans les eaux maltaises. La quatrième a été localisée mais aucune opération de secours n'a pour l'heure été lancée.

L'agence européenne de contrôle des frontières Frontex a assuré lundi 13 avril dans un communiqué avoir localisé quatre bateaux qui avaient été repérés au cours des derniers jours. "Deux sont arrivés en Sicile et deux sont toujours dans la zone de recherche et secours maltaise", a écrit l'organisation. Une de ces deux embarcations a finalement été secourue dans les eaux maltaises par l'Aita Mari, de l'association espagnole Salvamento Maritimo Humanitario (SMH), tandis que la quatrième est toujours en attente de secours.

"Ce matin nous avons localisé une embarcation avec 47 personnes à bord. Il y a six personnes gravement déshydratées, et une femme enceinte", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'association. Malte a autorisé en fin de journée l'équipage de l'Aita Mari à accueillir les rescapés à son bord.

Dimanche, une centaine de migrants ont débarqué à Pozzallo, à la pointe sud de la Sicile. Et lundi, Frontex a fait savoir qu'un autre navire était arrivé à Porto Palo, dans la même région.

Dans un contexte de crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, le responsable de la protection civile italienne Angelo Borrelli a expliqué que des structures allaient être mises en place, "sur la terre ferme ou sur des bateaux" afin de placer "en quarantaine" les migrants. Une fois celle-ci terminée, ils "suivront les procédures habituelles", a-t-il ajouté.

La crainte initiale d'un naufrage

Une certaine confusion régnait autour du sort de ces quatre embarcations après l'alerte lancée par plusieurs ONG et organisations qui avaient exprimé, dimanche 12 avril, leur inquiétude, l'ONG allemande Sea-Watch International avançant que l'une d'elles avait "chaviré".

Les garde-côtes italiens ont démenti lundi cette information. "Au sujet du naufrage présumé (...) annoncé par l'ONG Sea-Watch, nous informons que l'embarcation repérée par un avion de Frontex (...) était un canot pneumatique à la dérive dans la zone de recherche et secours libyenne", a écrit le corps italien des garde-côtes dans un communiqué.

Selon les garde-côtes, l'embarcation "sans moteur" a "vraisemblablement été l'objet d'une intervention de secours de la part des autorités compétentes libyennes". Celles-ci l'auraient ensuite "laissé dériver" après avoir "mis en sûreté les migrants qui se trouvaient à bord".

Les garde-côtes italiens ont également assuré que les images transmises par Frontex ne montrent pas de "corps, d'épaves ou d'objets flottants (...) qui pourraient faire penser à un récent naufrage".

Le ministre maltais des Affaires européennes et étrangères, Evarist Bartolo, a également réagi lundi à l'annonce du naufrage par Sea-Watch International. "Nous avons eu confirmation que les allégations selon lesquelles un bateau transportant des dizaines de migrants aurait coulé dans la zone de recherche et secours maltaise étaient infondées", a-t-il écrit sur Facebook. "Le signalement du bateau en question est intervenu après qu'un canot pneumatique vide et déchiré a été repéré par la reconnaissance aérienne de Frontex", a-t-il ajouté.

 

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