Des migrants dorment dans un immeuble abandonné à Bihac, en Bosnie, en 2019.  Crédit : InfoMigrants
Des migrants dorment dans un immeuble abandonné à Bihac, en Bosnie, en 2019. Crédit : InfoMigrants

La police bosnienne a commencé mardi à transférer des centaines de migrants à la rue dans la ville de Bihac, dans le nord-ouest de la Bosnie, vers un nouveau camp situé à proximité. Constituée de tentes, cette structure peut accueillir jusqu'à 1 000 personnes.

Les migrants vivant dans les rues de Bihac, dans le nord-ouest de la Bosnie, ont commencé à être mis à l'abri, mardi 21 avril. Dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, la police les a transférés vers un nouveau camp situé à proximité de la ville.

Etabli à la hâte, ce camp est constitué de tentes qui peuvent accueillir jusqu'à 1 000 personnes, selon l'Organisation internationale pour les Migrations (OIM), en charge de la structure.

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Alors que la Bosnie à décrété des mesures de distanciation sociale pour lutter contre la pandémie de coronavirus, environ 1 500 migrants vivaient toujours dans des conditions précaires dans les rues de Bihac et d'autres villes du nord-ouest du pays, zone située à proximité de la frontière avec la Croatie, la semaine dernière, selon des estimations.

Dans un communiqué, l'OIM a assuré que ces lieux avaient été "équipés de toute l'infrastructure nécessaire pour fournir aux bénéficiaires logement, nourriture, hygiène, et soins médicaux".

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L'organisation internationale avait auparavant alerté sur le niveau élevé de surpopulation dans six camps de migrants du pays. Quelque 6 200 personnes sont hébergées dans ces centres, soit 20% de plus qu'avant le déclenchement de la crise sanitaire, mi-mars.

 

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