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En RDC, faute de moyens financiers, les populations peinent à accéder à des soins de santé de qualité.

En RDC, dans la province du Katanga, l’argent est le facteur déterminant pour l'accès aux soins. Suite à une crise socio-économique aiguë, les populations ont du mal à payer les frais médicaux. De plus  les hôpitaux, surtout les structures publiques, sont sous-équipés et les médecins rechignent à s'installer à l'intérieur de la province.

Alors certains, comme Papy Kalala, finissent par recourir aux plantes. « Il faut avoir les moyens pour aller à l’hôpital. Tout est difficile. On n’a pas de boulot. C’est pourquoi nous recourons à la médecine traditionnelle », explique-t-il, posté devant un centre de santé presque vide de la périphérie de Lubumbashi, la capitale régionale.

Car comme pour beaucoup, les priorités sont ailleurs. Mimiche Kayombo, elle, affirme qu’elle préfère mettre ses moyens dans la nourriture, « alors que ceux qui ont plus de moyens ont la possibilité de se faire soigner en dehors du pays. »

Deux scanners pour trois millions d’habitants

Si la situation est très délicate pour les malades, elle est aussi très difficile pour les médecins selon le docteur Dieudonné Ngwej, coordonnateur de l'ordre des médecins du Katanga. « Dans une ville comme Lubumbashi, avec une population de trois millions d’habitants, nous n’avons que deux scanners, et ceux là appartiennent en plus à des structures privées tout comme les trois centres de dialyse, explique le docteur. Dans le haut Katanga, nous avons au total 988 médecins, mais parmi eux, 940 sont à Lubumbashi alors que le gros de la population se trouve à l’arrière pays. » D'après certaines enquêtes, un Congolais vit en moyenne avec moins d'un dollar par jour alors que le coût moyen d'une consultation est estimé à 5 dollars.

 

Auteur : Patrick Kasonde

Première publication le 23.03.2017



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Texte initialement publié sur : Deutsche Welle

 

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