Cette embarcation fait partie des neuf interceptées par la Garde civile espagnole lors d'une opération de démantèlement d'un réseau de passeurs, jeudi 14 mai. Crédit : Guardia Civil
Cette embarcation fait partie des neuf interceptées par la Garde civile espagnole lors d'une opération de démantèlement d'un réseau de passeurs, jeudi 14 mai. Crédit : Guardia Civil

La Garde civile espagnole a annoncé, jeudi, avoir arrêté 11 passeurs présumés qui opéraient entre Oran, en Algérie, et Almeria, dans le sud de l'Espagne. L'organisation était parvenue à faire entrer, en 48 heures, 126 migrants sur le sol européen, dont des mineurs et une personne handicapée.

Onze passeurs présumés ont été arrêtés, jeudi 14 mai, par la Garde civile espagnole dans la région d'Almeria dans le sud de l'Espagne. "En seulement deux jours, l'organisation a transféré par la mer 126 candidats à l'exil en provenance d'Algérie, dont des mineurs, des femmes enceintes et une personne handicapée", écrit la police dans un communiqué.

Basé à Carboneras, une municipalité située à une soixantaine de kilomètres à l'est d'Almeria en Andalousie, le réseaux démantelé disposait de neuf embarcations sur lesquelles étaient dangereusement entassés les migrants, sans accès aux mesures de sécurité minimales, poursuit la Garde civile qui précise que quatre bateaux ont été interceptés en haute mer et cinq autres près des côtes.

Selon les autorités, le mode opératoire est "très similaire" à celui observé chez d'autres groupes criminels de trafic d'êtres humains. "Il s'agissait d'un réseau très organisé dont la succursale située à Oran et dans les villes voisines se chargeait de recruter des Algériens candidats au départ qui payaient ensuite leur traversée vers l'Espagne." La police n'a pas précisé les montants versés par les migrants aux passeurs.

Des migrants acheminés vers le reste de l'Espagne et de l'Europe

Côté espagnol, le réseau était chargé de recevoir les navires qui sont arrivés sur les plages de Níjar, Carboneras et Mojácar dans la région d'Almeria. Les migrants étaient ensuite acheminés partout en Espagne et dans d'autres pays de l'Union européenne, selon la Garde civile.

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Les passeurs présumés ont été placés en détention provisoire et seront poursuivis pour "traite d'êtres humains" et "appartenance à une organisation criminelle".

Il y a un peu moins d'un an, en juin 2019, le démantèlement d'un autre réseau de passeurs opérant aux mêmes endroits avait déjà abouti à l'arrestation de sept Algériens, dont quatre étaient chargés de transporter les migrants par la mer et trois de les réceptionner en Andalousie avant de les envoyer vers d'autres pays européens.

 

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