Les conditions de vie dans le centre de Fylakio sont épouvantables, selon les ONG. Crédit : Reuters
Les conditions de vie dans le centre de Fylakio sont épouvantables, selon les ONG. Crédit : Reuters

Deux demandeurs d'asile afghans ont été condamnés jeudi 14 mai par la justice grecque à six ans et huit mois de prison ferme pour des violences commises lors d'une manifestation dans le camp de Fylakio, au nord du pays.

Ils réclamaient l'accélération du traitement de leur demande d'asile, ils ont obtenu de la prison ferme.

Deux demandeurs d'asile originaires d'Afghanistan, âgés de 22 et 23 ans, ont écopé jeudi en Grèce de peines de six ans et huit mois de prison pour violences, trouble à l'ordre public, possession et utilisation illégale d'armes.

Mardi 12 mai, des migrants avaient exprimé leur mécontentement en mettant le feu à des matelas et en agressant des policiers présents dans le camp de Fylakio, à la frontière gréco-turque. Selon les forces de l'ordre appelées à la barre lors de l'audience de jeudi, plusieurs personnes les ont attaquées avec des tournevis, des lames métalliques et des haches.

Vingt-six autres demandeurs d'asile, qui avaient également été interpellés par la police grecque lors de cette manifestation, seront jugés ultérieurement.

La centaine de migrants, dont des mineurs isolés, hébergés dans le centre de Fylakio y sont détenus le temps du traitement de leur dossier d'asile. Certains attendent depuis plus de six mois l'examen de leur demande.

La pandémie de coronavirus a aggravé les retards déjà existants dans le traitement des dossiers, les services d'asile fonctionnant au ralenti ces dernières semaines.

Athènes a été critiqué à plusieurs reprises par des ONG de défense des droits de migrants et réfugiés pour les défaillances chroniques de son système d'octroi d'asile et les conditions de vie épouvantables dans les camps de réfugiés surpeuplés.

 

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