Le camp de Malakasa abrite quelque 1 600 migrants. Crédit : Picture alliance
Le camp de Malakasa abrite quelque 1 600 migrants. Crédit : Picture alliance

Six policiers ont été blessés dimanche dans des affrontements avec des habitants de Malakasa, près d'Athènes. Les manifestants demandent la fermeture du centre pour migrants du village qui accueille quelque 1 600 personnes.

Ils refusent l'installation de migrants dans leur ville. Des habitants de Malakasa, village situé à quelque 38 km d'Athènes, ont manifesté dimanche 31 mai pour exiger la fermeture du camp qui abrite plusieurs centaines de personnes

Des affrontements ont eu lieu avec les forces de police qui ont utilisé du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants bloquant la route près de la ville de Malakasa. Ces incidents ont fait des blessés parmi les habitants mais aussi la police.

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"C'était une manifestation pacifique et nous avons été frappés", a affirmé Yiorgos Giassimakis, le maire de Malakasa, à l'hebdomadaire grec Ethnos.

Une source policière a en outre indiqué à l'agence de presse grecque Ana que six policiers avaient été blessés.

La camp de Malakasa a grossi rapidement en mars, allant jusqu'à abriter plus de 1 600 migrants transférés des îles vers le continent. En avril, un confinement a été mis en place dans le centre suite au test positif au Covid-19 d'un résident afghan, empêchant toutes entrées ou sorties du site.

Le maire affirme toutefois que les migrants du camp errent librement, ne respectant pas les mesures de confinement. "Le week-end dernier, ils ont gravi la montagne et allumé des feux, nous avons dû courir pour les éteindre", a poursuivi Yiorgos Giassimakis.

Ces mouvements inquiètent les habitants de Malakasa, qui décrivent ce camp comme "une bombe sanitaire".

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La Grèce compte environ 120 000 demandeurs d'asile selon le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), dont 32 000 vivant dans les camps surpeuplés et insalubres des îles grecques.

Les habitants des îles font pression sur le gouvernement depuis des mois pour que ce dernier reloge les migrants en Grèce continentale, où leur présence est également contestée.

 

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