Douze nouveaux corps ont été retrouvés mercredi au large de la Tunisie (archives). Crédit : Picture alliance
Douze nouveaux corps ont été retrouvés mercredi au large de la Tunisie (archives). Crédit : Picture alliance

De nouveaux corps ont été retrouvés mercredi et jeudi au large des îles Kerkennah par les autorités tunisiennes, faisant passer le bilan du naufrage à 52 morts. La majorité des victimes sont des femmes originaires d'Afrique subsaharienne.

Cinquante-deux personnes ont trouvé la mort dans le naufrage de leur bateau au large de la Tunisie, selon un dernier bilan annoncé jeudi 11 juin par un responsable tunisien de la Santé. Dix-sept corps supplémentaires ont été retrouvés jeudi.

Mardi, 22 corps avaient été découverts par les autorités tunisiennes après que des pêcheurs ont indiqué aux autorités avoir vu des corps flotter en pleine mer au large des îles Kerkennah, près de Sfax.

Certains de ces migrants ont commencé à être enterrés, a précisé à l'AFP le directeur régional de la santé de Sfax, Ali Ayadi.

Au moins 24 femmes ont péri dans ce naufrage, a-t-il ajouté. Selon Mourad Turki, porte-parole du tribunal de Sfax, deux enfants d'environ trois ans figurent aussi parmi les victimes, tout comme le capitaine de l'embarcation, un Tunisien de 48 ans. Une personne est portée disparue.

Les premières conclusions médico-légales et les témoignages d'autres candidats à l'exil indiquent que la majorité des naufragés étaient originaires d'Afrique subsaharienne.

Une enquête ouverte

Selon des témoignages recueillis par les autorités, l'embarcation, partie de Sfax dans la nuit du 4 au 5 juin, était composée de 53 personnes.

Une enquête a été ouverte pour identifier les organisateurs de cette traversée clandestine.

"Cette tragédie est la conséquence inévitable de la politique migratoire restrictive de l'Union européenne", a estimé l'ONG Forum tunisien des droits économiques et sociaux, déplorant "une approche sécuritaire plutôt qu'une gestion humaine notamment au vu de la situation (...) en Libye".

Les départs clandestins des côtes tunisiennes ont augmenté de 156%, entre janvier et fin avril, comparé à la même période l'an dernier, avait indiqué à l'AFP mi-mai le Haut-commissariat des Nations unies aux Réfugiés.

 

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