Le PAM et le HCR ont mis en place un programme d'aide alimentaire pour les migrants en Libye. Crédit : HCR
Le PAM et le HCR ont mis en place un programme d'aide alimentaire pour les migrants en Libye. Crédit : HCR

Le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) vont distribuer des colis alimentaires aux migrants présents en Libye. Selon les deux agences onusiennes, leurs conditions de vie se sont aggravées avec la crise du coronavirus.

Le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM) "unissent leurs forces en Libye dans le cadre d'un projet qui vise à atteindre jusqu'à 10 000 réfugiés et demandeurs d'asile en situation d'insécurité alimentaire avec une aide d'urgence cette année", peut-on lire dans un communiqué conjoint des deux agences onusiennes.

Une première opération de distribution de nourriture a eu lieu lundi 15 juin à Sarraj, quartier de l'ouest de la capitale Tripoli. Les colis alimentaires "fournissant suffisamment de nourriture pour un mois" sont composés de houmous, de haricots et de thon en conserve, de halawa et de barres de dattes.

Quelque 2 000 personnes bénéficieront de cette aide "au cours de la phase pilote", selon le texte.

"Chaque jour, j'ai peur de la mort à cause de la faim"

"Une évaluation rapide des besoins réalisée par le PAM entre le 30 mai et le 3 juin 2020" a montré que nombre de réfugiés et demandeurs d'asile présents en Libye ne mangent pas à leur faim. Les couvres-feu imposés en raison de la pandémie de coronavirus ont compliqué les conditions de vie des migrants qui n'ont pas pu trouver de travail quotidien pour subvenir à leurs besoins.

"La plupart (des migrants) dépendaient du travail journalier, mais ce travail s'est tari en raison des restrictions de mouvements liés (à la lutte contre la maladie) Covid-19. Ils vivent au jour le jour et peinent à se nourrir", a déclaré le chef de la mission du HCR en Libye, Jean-Paul Cavalieri. De plus, "les prix des denrées alimentaires et le coût des produits de base ont considérablement augmenté" ces derniers mois, notent les agences onusiennes.

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"Chaque jour, j'ai peur de la mort à cause de la faim", a déclaré un migrant au PAM. "Je dors sur des nattes. Il y a beaucoup de magasins dans lesquels je veux travailler mais il n'y a pas de travail. Il n'y a rien dans ma maison autre que du pain et du thé."

Les distributions alimentaires du PAM et du HCR auront lieu jusqu'à la fin de l'année, précisent encore les organisations.

Outre ces colis alimentaires, le PAM fournira une aide technologique au centre du HCR de Tripoli "pour aider les réfugiés" à garder le lien avec "leurs proches et leurs communautés".

 

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