Image d'archives de migrants à Tripoli. Crédit : EPA
Image d'archives de migrants à Tripoli. Crédit : EPA

Suspendues en raison de la crise sanitaire, les réinstallations de réfugiés dans un pays tiers vont reprendre, ont annoncé jeudi le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) et l'Organisation internationale des migrations (OIM). L'arrêt du programme a "retardé le départ de quelque 10 000 personnes", ont signalé les agences de l'ONU.

Les agences de l'ONU chargées des réfugiés et des migrations ont annoncé ensemble jeudi 18 juin "la reprise des départs en vue d'une réinstallation" pour les réfugiés dont l'envoi vers des pays tiers a déjà été approuvé.

"La réinstallation" dans un pays tiers "demeure vitale pour de nombreux réfugiés et nous avons hâte de travailler avec nos partenaires dans les pays d'accueil pour reprendre les déplacements d'une manière sûre", ont déclaré le HCR et l'OIM dans un communiqué conjoint.

Ce programme avait été suspendu dès le 17 mars en raison des restrictions de voyage imposées par la crise du coronavirus et la paralysie des transports aériens. Cet arrêt provisoire a "retardé le départ de quelque 10 000 réfugiés vers des pays tiers", ont ajouté les agences de l'ONU.

Près de 80 millions de personnes déplacées dans le monde

"Bien que de nombreuses restrictions relatives aux voyages soient encore en vigueur, elles ont commencé à être levées dans de nombreux pays tiers et un plus grand nombre de départs de réfugiés peut être programmé", ont relevé le HCR et l'OIM.

Cependant, ont averti ces organisations internationales, l'écart entre le nombre des réfugiés ayant besoin d'être réinstallés et le nombre de ceux que les gouvernements sont disposés à accueillir est "préoccupant".

Près de 80 millions de personnes dans le monde ont été déplacées à cause de conflits, persécutions, violences ou violations de leurs droits, dont plus de 26 millions de réfugiés, selon des chiffres de l'ONU. Ce qui signifie qu'1 % de la population mondiale a fui son foyer.

Selon le HCR, 1,4 million de personnes avaient besoin d'être réinstallées dans un pays tiers en 2019, mais seules 81 000 ont pu partir.

 

Et aussi