L'Italie a voté une loi permettant de protéger les mineurs isolés (image d'archive, 20 mars 2017) Crédit : Reuters / Antonio Parrinello
L'Italie a voté une loi permettant de protéger les mineurs isolés (image d'archive, 20 mars 2017) Crédit : Reuters / Antonio Parrinello

Placement en famille d’accueil, garantir l’accès aux soins et à l’éducation… L’Italie a voté mercredi une nouvelle loi afin de protéger les mineurs non-accompagnés qui débarquent dans le pays.

Mieux prendre en charge l’accueil des mineurs non accompagnés : c’est l’objectif de la nouvelle loi adopté mercredi 29 mars par le Parlement italien.

Le texte, en discussion depuis trois ans, prévoit toute une série de mesures pour empêcher l’expulsion des migrants mineurs. Il prévoit des procédures précises pour identifier les mineurs, vérifier leur âge et exige leur transfert vers un centre d’accueil spécifique dans un délai de 30 jours après leur arrivée. La loi met également en place la figure du tuteur, le placement en famille d’accueil et garantit leur accès aux soins et à l’éducation.

Le chef du  gouvernement, Paolo Gentiloni, a salué sur Twitter "un choix de civilisation pour la protection et l’intégration des plus faibles". L’ONG de défense des enfants, Save the Children, a elle aussi accueilli la nouvelle loi avec enthousiasme, affirmant que "l’Italie peut se dire fière d’être le premier pays d’Europe à se doter d’un système organique qui considère les enfants migrants avant tout comme des enfants".

L’Italie qui se trouve acculée par l’afflux massif de migrants le long de ses côtes n’a pas toujours réservé un accueil adéquat aux exilés, notamment les plus jeunes. Une ancienne norme les plaçant sous la tutelle du maire de leur commune d’arrivée les a pendant longtemps concentrés dans les villes portuaires, provoquant de nombreuses fugues. L’an dernier, plus de 6 000 mineurs ont en effet disparu des centres d’accueil dans l’espoir de rejoindre un proche dans le nord de l’Europe.

Selon le ministère italien de l’Intérieur, plus de 25 000 mineurs non-accompagnés ont débarqué dans le pays en 2016, soit l’équivalent de 2014 et 2015 réunis. Ce chiffre représente 14% du total des arrivées.
 

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