Dix-huit migrants ont été récupérés au large de la Libye, tandis que sept autres sont morts en mer. Crédit : HCR
Dix-huit migrants ont été récupérés au large de la Libye, tandis que sept autres sont morts en mer. Crédit : HCR

Dix-huit migrants ont été récupérés en Méditerranée mercredi par les garde-côtes libyens. "Déshydratés et affamés" à leur arrivée à Tripoli, les rescapés, qui ont passé 10 jours en mer, ont affirmé que sept autres personnes étaient mortes pendant le voyage.

Mercredi 8 juillet, 18 personnes ont été récupérées en mer Méditerranée au large de la Libye par les garde-côtes de Tripoli. Selon l'Organisation internationale des migrations (OIM) et le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), ces naufragés ont passé 10 jours en mer avant d'être secourus. "Leur embarcation a dérivé après que le moteur a cessé de fonctionner", explique à InfoMigrants Safa Msehli, porte-parole de l'OIM.

Les naufragés, tous originaires du Soudan, étaient "déshydratés et affamés" à leur arrivée au port, déclare le HCR sur sa page Twitter. Quatre migrants ont été transférés à l'hôpital "en raison d'un état de santé critique" alors que les 12 autres ont été "malheureusement" envoyés dans un centre de détention, ajoute Safa Msehli.

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Les rescapés ont affirmé que sept personnes du même groupe avaient perdu la vie lors leur tentative de traversée de la Méditerranée. "Les corps n'ayant pas été retrouvés, il est difficile de déterminer la cause des décès", signale encore la porte-parole de l'OIM qui précise cependant que "ces voyages sont périlleux et longs". "Des dizaines de milliers de vies ont été perdues sur cette route et ça continue".

Depuis le début de l'année, 255 personnes sont mortes en Méditerranée centrale (au large de la Tunisie et de la Libye) en tentant de rejoindre les côtes européennes, selon les chiffres de l'OIM. "Nous sommes toutefois préoccupés par des 'naufrages invisibles', dont les risques augmentent à mesure que les capacités de recherche et de sauvetage continuent de diminuer", note Safa Msheli. À la date du 9 juillet, aucun navire humanitaire n'est en effet présent au large des côtes libyennes.

 

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