Des vestes de secours sèchent après une opération de Sea Watch. Crédit : Sea-Watch
Des vestes de secours sèchent après une opération de Sea Watch. Crédit : Sea-Watch

Le Sea Watch 3 de l'ONG allemande éponyme a été immobilisé, mercredi, par les garde-côtes italiens qui ont constaté "plusieurs irrégularités techniques et opérationnelles" lors d'un contrôle à bord. Le navire a déjà été immobilisé plus de cinq mois l'année dernière pour des raisons similaires.

Alors que l'équipage espérait reprendre la mer après plus de deux semaines de quarantaine en Sicile, le Sea Watch 3 a été saisi, mercredi 8 juillet, par les autorités italiennes. Celles-ci affirment avoir constaté "plusieurs irrégularités techniques et opérationnelles" lors d'une inspection des garde-côtes sur le navire de l'ONG allemande Sea-Watch, révèle l'agence de presse Ansa.

Cette mesure d'immobilisation "se poursuivra jusqu'à ce que les irrégularités détectées soient corrigées. Pour certaines d'entre elles, l'intervention de l'État du pavillon, à savoir l'Allemagne, sera nécessaire", ont indiqué les garde-côtes sans préciser la nature desdites irrégularités ni le temps que la procédure pourrait prendre.

Pour l'équipage du Sea Watch 3, c'est un coup dur. Le navire a déjà été longuement bloqué à cause de la crise sanitaire, mais aussi cinq mois l'année dernière lorsqu'il avait déjà été saisi par la justice italienne.

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Le navire est amarré au port sicilien de Porto Empedocle où il a débarqué, le 21 juin dernier, plus de 200 migrants secourus en mer Méditerranée lors de trois opérations de sauvetage successives. En raison de la pandémie de coronavirus, tous ont alors été placés en quarantaine sur un ferry touristique pour une période de 14 jours. Trois jours plus tard, le président de la région Sicile Nello Musumeci annoncé que 28 des rescapés avaient été testés positifs au Covid-19.

Actuellement, aucun navire humanitaire n'est présent au large de la Libye alors que le nombre de tentatives de traversées de migrants à bord d'embarcations de fortune a bondi ces dernières semaines. Les garde-côtes libyens interceptent également de nombreux candidats à l'exil. Près de 300 ont notamment été ramenés en Libye en une seule journée la semaine dernière.

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