Un migrant soudanais a été retrouvé mort vendredi le long du canal Saint-Denis. Crédit : Comité migrants Wilson
Un migrant soudanais a été retrouvé mort vendredi le long du canal Saint-Denis. Crédit : Comité migrants Wilson

Un migrant soudanais a été retrouvé mort vendredi dans le canal Saint-Denis, à Aubervilliers, en région parisienne. L'homme vivait dans le campement qui longe le canal où s'entassent environ 800 migrants.

Un corps a été sorti du canal Saint-Denis à Aubervilliers (région parisienne), vendredi 10 juillet dans la matinée. "Malgré l'intervention des secours, il n'a pu être ranimé", signale une source policière à l'AFP.

Les premiers témoignages indiquent que l'homme, originaire du Soudan, est tombé à l'eau mais les circonstances restaient encore lundi à éclaircir.

"Les migrants sur place n'ont pas trop voulu nous dire pourquoi il était tombé, par pudeur et un peu par défiance", explique Philippe Caro, du collectif Solidarité migrants Wilson. "Ils m'ont dit qu'il était un peu fou et qu'il ne savait pas nager".

Le Soudanais vivait dans le campement installé le long du canal où s'entassent environ 800 migrants. Une cérémonie d'hommage sera prochainement organisée par les humanitaires sur les lieux du drame.

Ce n'est pas la première fois qu'un migrant décède dans un campement parisien. Fin janvier, un demandeur d'asile somalien avait été retrouvé mort dans sa tente dans le nord de Paris.

Ces personnes "ont fui les guerres et les massacres, ont traversé des milliers de kilomètres d'épreuves, pour venir demander asile et protection dans le pays des droits de l'Homme. Et ne trouvent finalement ici que des mauvais traitements, des conditions de survie indignes, la violence et la mort", s'est indigné sur Facebook le collectif Solidarité migrants Wilson. Il redoute l'agrandissement du campement d'Aubervilliers avec la fin de la trêve hivernale, durant laquelle les expulsions ont été interdites et des places en hébergements d'urgence créées. Elle s'est achevée le 11 juillet après avoir été repoussée de manière exceptionnelle en raison de l'épidémie de Covid-19.

 

Et aussi