Plus de vingt migrants se trouvent à bord du pétrolier Maersk Etienne depuis deux semaines. Crédit : Kai von Kotze/Sea Watch/ Handout via REUTERS
Plus de vingt migrants se trouvent à bord du pétrolier Maersk Etienne depuis deux semaines. Crédit : Kai von Kotze/Sea Watch/ Handout via REUTERS

Deux semaines après le sauvetage de 27 migrants en Méditerranée, le navire Maersk Etienne est toujours stationné au large des côtes maltaises, dans l’attente de se voir attribuer un port sûr où débarquer les rescapés. À bord, la situation est difficile, ce pétrolier n'étant pas adapté pour l'accueil de tant de passagers.

Voilà déjà deux semaines que le pétrolier Maersk Etienne (propriété de la société danoise Maersk Tankers) a jeté l’ancre au large des côtes maltaises. Avec 27 migrants à bord – dont un enfant et une femme enceinte –, il s’est vu refuser l’accès aux ports maltais et tunisiens.

L’équipage avait porté secours aux migrants le 4 août sur demande des autorités maltaises. Après des jours à dériver en mer, l’embarcation de bois sur laquelle se trouvaient les 27 personnes avait coulé immédiatement après le sauvetage.

Depuis la vie s’organise difficilement à bord de ce pétrolier qui n’est pas adapté à l’accueil de tant de personnes en plus de l’équipage. Les migrants dorment sur des couvertures sur le pont du pétrolier, à l'abri du soleil et du vent, selon l’équipage, contacté par l’agence de presse Reuters.

"Nous allons épuiser rapidement les réserves à bord"

"La flotte marchande n'est ni conçue ni équipée pour accueillir des personnes supplémentaires, et nous allons épuiser rapidement les réserves à bord", a déclaré par mail cette semaine Tommy Thomassen, directeur technique de Maersk, à Reuters.

"Nous appelons les autorités et gouvernements à nous envoyer une assistance humanitaire et à trouver d'urgence une solution pour débarquer en toute sécurité les personnes secourues", a ajouté M. Thomassen.

La plateforme téléphonique Alarm Phone avait reçu le 3 août un appel à l’aide de la part du groupe de 27 migrants qui avait quitté la Libye la veille.

Maersk Tankers a déclaré que le navire s'était vu refuser l'entrée par les autorités maltaises et tunisiennes. Selon la société, les autorités danoises sont actuellement en contact avec Malte et la Tunisie pour tenter de résoudre le problème.

 

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