L'Open Arms est actuellement le seul navire humanitaire au large de la Libye. Crédit : Proactiva Open Arms
L'Open Arms est actuellement le seul navire humanitaire au large de la Libye. Crédit : Proactiva Open Arms

L'Open Arms est de retour au large des côtes libyennes après six mois d'arrêt pour des "travaux de modernisation et de rénovation". Le navire humanitaire espagnol est désormais épaulé par une équipe médicale et équipé d'une technologie permettant de détecter les maladies infectieuses.

Il n'avait pas repris la mer depuis des mois. L'Open Arms de l'ONG espagnole éponyme est de retour au large des côtes libyennes pour sa 76e mission après "six mois de travaux de modernisation et de rénovation", peut-on lire dans un communiqué.

Le navire humanitaire est désormais équipé de "nouvelles mesures de sécurité et de prévention adaptées au coronavirus". Du personnel médical de l'association italienne Emergency a rejoint l'équipe afin d'assurer les soins de santé à bord. De plus, le navire possède dorénavant "la technologie nécessaire pour effectuer des diagnostiques des maladies infectieuses telles que le Covid-19, la tuberculose et le VIH", indique l'ONG qui a été épaulée par la Fondation de lutte contre le sida.

Ce nouveau système de détection des maladies permettra de maintenir la sécurité de l'équipage et des personnes secourues et de procéder aux isolements correspondants pour prévenir les infections. L'Open Arms est ainsi le premier bateau à avoir un tel dispositif médical, observé jusque-là uniquement dans les hôpitaux.

"Nous retournons en mer plus déterminés que jamais", affirme l'ONG qui pendant ces mois d'interruption a maintenu son activité sur le territoire espagnol, en réalisant notamment plus de 20 000 tests du coronavirus sur les personnes âgées et vulnérables dans la région catalane.

À la date du 2 septembre, l'Open Arms est le seul navire humanitaire présent dans la zone de recherche et de sauvetage. Le voilier Astral, appartenant également à l'ONG espagnole, navigue aussi au large de la Libye mais pour y effectuer une mission d'observation et de surveillance de la Méditerranée centrale. Les autres bateaux d'ONG subissent des saisies administratives en Italie ou sont amarrés dans leurs ports respectifs pour des questions techniques.

 

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