Depuis Tanger au Maroc, on peut apercevoir les côtes espagnoles, situées à seulement une dizaine de kilomètres. Crédit : Getty images
Depuis Tanger au Maroc, on peut apercevoir les côtes espagnoles, situées à seulement une dizaine de kilomètres. Crédit : Getty images

La semaine dernière, 168 migrants ont été interceptés en mer et renvoyés au Maroc. Parmi eux, certains ont tenté la traversée à bord de jet-skis et de kayaks.

Les migrants prennent de plus en en plus de risques pour rejoindre les côtes espagnoles depuis le nord du Maroc. À tel point que certains tentent même de traverser la mer Méditerranée à bord de jet-skis et de kayaks. C'est la découverte faite par les garde-côtes marocains la semaine dernière, selon l'agence officielle MAP qui cite une source militaire.

Ce mode de transport avait déjà été observé dans la Manche, alors que des migrants souhaitaient atteindre le Royaume-Uni depuis la France. Mais de telles embarcations sont cependant rarement utilisés, tant elles sont peu sûres.

La marine royale marocaine a également annoncé avoir intercepté 168 personnes mercredi 9 et jeudi 10 septembre. Les migrants, originaires d'Afrique subsaharienne, ont ensuite été remis aux autorités après avoir reçu les soins nécessaires à bord des patrouilleurs de la marine.

Réactivation de la route des Canaries

Les contrôles dans le nord du Maroc ont fait chuter cette année le nombre d'arrivées dans le sud de l'Espagne. Pour les huit premiers mois de 2020, on dénombre 8 200 entrées illégales, d'après l'agence européenne Frontex, soit moitié moins que l'an dernier à la même période.

Les Algériens représentent les deux tiers de ces arrivées cette année et les Marocains sont la deuxième nationalité représentée.

>> À (re)lire : Espagne : près de 300 migrants ont débarqué aux Canaries en 24 heures, un mort lors des traversées

Afin d'échapper aux forces de l'ordre, les migrants tentent désormais leur chance via la route des Canaries, situées au sud-ouest du royaume chérifien. L'archipel volcanique de l'Océan Atlantique est redevenu une porte d'entrée de choix en Europe, comme ce fut le cas au début des années 2000.

Les arrivées de migrants y ont été presque multipliées par sept depuis le début de l'année par rapport à la même période de 2019, s'élevant à 3 933 du 1er janvier au 31 août, selon le ministère de l'Intérieur espagnol. Sur cette route balayée par de forts courants, au moins 239 migrants sont morts entre le 1er janvier et le 19 août, soit plus que les 210 morts de 2019 et bien au-delà des 43 de 2018, d'après l'Organisation internationale pour les migrations.

 

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