Irène (à droite), Chantal (au centre) et leur amie Fifi (à gauche) sont déjà restées plus d'un an à Moria. Elles veulent à tout prix quitter Lesbos. Crédit : Mehdi Chebil pour InfoMigrants
Irène (à droite), Chantal (au centre) et leur amie Fifi (à gauche) sont déjà restées plus d'un an à Moria. Elles veulent à tout prix quitter Lesbos. Crédit : Mehdi Chebil pour InfoMigrants

La Belgique a annoncé mercredi être disposée à accueillir entre 100 et 150 demandeurs d'asile - des familles avec enfants, mères ou femmes seules - venus du camp de Moria pour "faire preuve de davantage de solidarité" avec la Grèce.

Face aux conséquences de l'incendie du camp de Moria sur l'île de Lesbos, la Belgique a réagi. La ministre belge de l'Asile et de la Migration, Maggie De Block, a annoncé mercredi 16 septembre que le pays était disposé à accueillir entre 100 et 150 demandeurs d'asile pour aider la Grèce.

Il s'agirait de ''familles avec enfants, mères ou femmes seules", est-il précisé dans un communiqué.

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L'annonce de cet "effort", qui s'ajoute à la promesse formulée la semaine dernière d'accueillir 12 mineurs non accompagnés en Belgique, fait suite à la rencontre entre Maggie De Block et son homologue grec Giorgos Koumoutsakos mercredi pour évoquer "la situation dramatique" sur l'île de Lesbos. La Belgique veut "faire preuve de davantage de solidarité", est-il souligné dans le communiqué.

Prise en charge de 400 mineurs isolés dans 10 pays

Le méga-camp de Moria, érigé il y a cinq ans au pic de la crise migratoire, a été entièrement détruit par un incendie dans la nuit du 8 au 9 septembre. Il abritait alors environ 13 000 exilés fuyant guerres et misère, désormais sans abri et en proie au dénuement le plus total. Plusieurs d'entre eux ont été conduits jeudi vers un camp "provisoire", construit à proximité des ruines de Mora, en attendant d'être transférés.

Au niveau européen, plusieurs pays se sont portés volontaires depuis le drame de Moria pour accueillir des exilés. Dix pays ont notamment accepté de prendre en charge 400 mineurs isolés venus de Grèce. Parmi eux, la France s'est dit prête à en accueillir une centaine dans les prochains jours.

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L'Allemagne a de son côté annoncé mardi qu'elle garantirait la relocalisation sur son sol de 1 553 migrants - essentiellement des familles avec enfants reconnues comme réfugiés par les autorités grecques.

Mercredi, l'ONU a exhorté Athènes à accélérer le traitement des demandes d'asile afin que ces milliers de migrants en errance ne restent "pas trop longtemps" à Lesbos.

 

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