Des personnes migrantes au port de Lavrio après quitté l'île de Lesbos. Image d'illustration. Crédit : Costas Baltas, Reuters
Des personnes migrantes au port de Lavrio après quitté l'île de Lesbos. Image d'illustration. Crédit : Costas Baltas, Reuters

Le ministre grec des Migrations Notis Mitarachi a annoncé lundi la création d’ici l'été 2021 d’un nouveau camp permanent et "fermé" pour remplacer le camp de Moria détruit par des incendies début septembre. Il a promis que les conditions de vie y seraient "décentes".

Le camp de Moria, sur l’île grecque de Lesbos, va donc être remplacé. Lundi 12 octobre, le ministre grec des Migrations, Notis Mitarachi, a annoncé la création d’un nouveau camp permanent et "fermé" qui devrait voir le jour d’ici l’été 2021.

"Nous avançons vers un programme ambitieux financé par l'Union européenne pour des camps fermés (...) Des structures dont l'entrée sera contrôlée" et dotées "d'une double clôture", a-t-il déclaré lors d’un point presse.

Le ministre a précisé que le nouveau camp serait équipé d'un système de protection contre les incendies et procurerait des conditions de vie "décentes" à ses occupants.

Des camps similaires devraient être érigés sur les îles de Samos, Kos et Leros. Des entreprises de BTP ont déjà été contactées au sujet de ces chantiers, a ajouté le ministre.

À la suite des incendies du camp de Moria, des milliers de personnes migrantes qui y vivaient ont vécu à la rue avant d’être déplacées vers un nouveau camp provisoire construit à la hâte sur un terrain de tir.

>> A voir : A Lesbos, un nouveau camp d'urgence accueille les migrants

Camp inondé

Le site accueille aujourd’hui 7 400 personnes selon Notis Mitarachi mais les conditions de vie y sont très mauvaises. Les personnes qui y vivent se plaignent de ne pas avoir d’eau courante, d’électricité, ni de lits corrects.

Jeudi 8 octobre, une averse soudaine a inondé 80 tentes du camp provisoire, qui ont dû être remplacées.

Quelque 7 500 migrants sont partis de Grèce depuis le début de l'année, et 3 200 sont inscrits dans des programmes de retour volontaire, d'après le ministre.

Le gouvernement conservateur de Notis Mitarachi a engagé un durcissement de la politique migratoire grecque espérant que cela décourage les demandeurs d’asile d’y résider. La Grèce a notamment réduit les allocations et aides au logement pour les demandeurs d’asile. Tous les hôtels qui accueillent des réfugiés vont aussi cesser cette activité d'ici la fin de l'année.

>> A lire : Deux ONG portent plainte pour violation des droits des demandeurs d'asile en Grèce

À Lesbos, un camp municipal et le centre PIKPA dédié à l'accueil des demandeurs d'asile les plus vulnérables sont également menacés de fermeture, malgré l'opposition de groupes de défense des droits de l'homme. 

 

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