Des policiers inspectent des tentes dans un camp de réfugiés à la frontière entre la Grèce et la Macédoine du Nord, près d'Idoméni. (Image d'archives). Crédit : Picture Alliance/AP
Des policiers inspectent des tentes dans un camp de réfugiés à la frontière entre la Grèce et la Macédoine du Nord, près d'Idoméni. (Image d'archives). Crédit : Picture Alliance/AP

En Macédoine du Nord, la police a arrêté, jeudi, dix hommes suspectés d'être à la tête d'un réseau de passeurs. Ils sont soupçonnés d'avoir participé à l'entrée dans le pays d'au moins 100 migrants venus de Grèce.

Dix hommes ont été arrêtés, jeudi 15 octobre, en Macédoine du Nord. Ils sont accusés d'avoir dirigé un réseau de passeurs permettant à des migrants d'entrer dans le pays depuis la Grèce voisine. 

Ces Macédoniens, dont un père et son fils décrits par la police comme les meneurs, auraient fait venir, dans le pays, au moins 100 migrants originaires du Moyen-Orient et d'autres régions, sur une période de dix mois.

Depuis la Macédoine du Nord, les migrants espéraient se rendre dans des pays européens plus prospères en passant par les Balkans.

Une majorité de migrants du Moyen-Orient

Le porte-parole de la police Toni Angelovski a précisé que la plupart des migrants venaient d'Afghanistan, du Pakistan, de la Syrie, d'Iran et d'Égypte et que tous avaient déjà vécu en Grèce.

Le groupe de Macédoniens est suspecté d'avoir géré un réseau de logements de transit dans quatre villes, dont la capitale Skopje. Ils auraient demandé à chaque migrant de payer 700 euros la traversée. 

>> À (re)lire : Macédoine du Nord : la police découvre 148 migrants cachés dans des camions

Si ces hommes sont jugés et reconnus coupables, ils risquent des peines allant jusqu'à treize ans de prison.

La frontière entre la Grèce et la Macédoine du Nord est fermée depuis des mois à cause de la pandémie de Covid-19 mais les réseaux de trafic humains restent actifs dans cette zone.

En Macédoine du Nord, les garde-frontières ont stoppé près de 25 000 tentatives d'entrées illégales de migrants venant de Grèce, pendant les neuf premiers mois de l'année, a affirmé la police.

 

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