Un canot de migrants au large des côtes libyennes | Photo: picture alliance/S. Palacios
Un canot de migrants au large des côtes libyennes | Photo: picture alliance/S. Palacios

Au moins quinze migrants sont morts dans le naufrage de leur embarcation au large de Sabratha, mardi. Cinq survivants ont pu être ramenés à terre.

Au moins 15 migrants sont morts dans le naufrage de leur bateau au large de la Libye mardi 21 octobre, a annoncé mercredi l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le drame a eu lieu au large de Sabratha, à 70 km à l'ouest de Tripoli. "Cinq survivants ont été ramenés à terre par des pêcheurs", a tweeté Federico Soda, chef de la mission de l'OIM en Libye.

Mardi soir, plus de 70 autres migrants avaient été interceptés et ramenés sur le sol libyen par les garde-côtes, a ajouté Federico Soda.


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Malgré les violences qui y sévissent, la Libye reste un important point de transit pour les migrants fuyant l'instabilité de leurs pays et qui cherchent à rejoindre l'Europe.

Passeurs et trafiquants profitent du chaos qui règne dans ce pays méditerranéen, situé à quelques 300 km des côtes italiennes et déchiré aujourd'hui entre deux pouvoirs rivaux : le Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU et basé à Tripoli, et l'autorité du maréchal Khalifa Haftar à l'est du pays.

La semaine dernière, le GNA a annoncé l'arrestation d'un ancien garde-côte libyen, Abd al-Rahman al-Milad, 30 ans, sous sanctions onusiennes et recherché pour trafic d'êtres humains.

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Ancien capitaine d'une unité de garde-côtes à Zaouia (45 km à l'ouest de Tripoli), ce baron local de trafics en tous genres faisait l'objet d'une notice d'Interpol après une demande du comité de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU en juin 2018.

Depuis janvier 2020, environ 10 000 migrants ont été interceptés en mer et ramenés en Libye par les garde-côtes libyens, selon l'OIM.

 

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