Le Moonbird peut à nouveau survoler la mer Méditerranée, après presque deux mois d'immobilisation. Crédit : DW/M.Zander
Le Moonbird peut à nouveau survoler la mer Méditerranée, après presque deux mois d'immobilisation. Crédit : DW/M.Zander

Près de deux mois après son immobilisation par les autorités italiennes, l'avion de reconnaissance de l'ONG Sea-Watch a repris, lundi 26 octobre, ses missions de recherche d'embarcations de migrants en détresse.

Il était cloué au sol depuis le 4 septembre sur ordre des autorités italiennes. Le Moonbird, avion de reconnaissance de l'ONG allemande Sea-Watch, a été autorisé à reprendre le survol de la Méditerranée centrale. "Les autorités ont finalement retiré leur interdiction de départ sans nous donner plus d'explications", indique à InfoMigrants Tamino, chef des opérations du Moonbird.

Sea-Watch avait annoncé son intention de faire appel de l'immobilisation de son avion auprès d'une cour sicilienne. "Bien que nous ayons le droit de repartir, nous allons maintenir notre action en justice car nous interdire de voler pendant plusieurs semaines était illégal", continue Tamino. "Le but était simplement de nous empêcher de surveiller la zone", estime-t-il.

L'avion, destiné à repérer les embarcations de migrants en détresse dans la zone de recherche et de sauvetage (SAR zone), est arrivé à Palerme, en Sicile, dimanche 25 octobre. Dès le lendemain, il a effectué son premier survol et a déjà identifié un canot en difficulté au large des côtes libyennes.

"Nous allons continuer de dénoncer les violations des droits humains que nous observons depuis le Moonbird", assure le chef des opérations. D'autant, qu'à la date du 26 octobre, aucun navire humanitaire, qui joue aussi un rôle d'observateur, n'est présent en Méditerranée centrale.

Depuis 2017, le Moonbird a procédé à plus de 300 missions et estime avoir repéré "environ 20 000 personnes en détresse", avait déclaré l'ONG lors d'une interview à InfoMigrants en juillet dernier.

 

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