Crédit : InfoMigrants
Crédit : InfoMigrants

Si de nombreux hommes et femmes politiques en Europe semblent inquiets – voire effrayés – par l’impact des vagues migratoires sur l’économie de leur pays, de nombreux économistes se montrent, eux, moins méfiants.

Et si les milliers de migrants déferlant sur les côtes européennes étaient un atout pour notre Vieux continent ? C’est en tous cas ce que pensent de nombreux économistes interrogés sur le sujet. La Commission européenne a récemment estimé que "si [l’afflux de réfugiés] est géré correctement, [il] pourrait avoir un léger effet favorable sur la croissance dans le court et le moyen terme".

C’est peu ou prou ce que pense Jean-Christophe Dumont, chef de la division chargée des migrations internationales à l’OCDE (organisation de coopération et de développement économique), suite à la publication d’un rapport sur les "perspectives des migrations internationales", en septembre 2016. "La contribution des immigrés à l’économie est supérieure à ce qu’ils reçoivent en termes de prestations sociales ou de dépenses publiques", y est-il écrit.

Pour la plupart des économistes, donc, l’idée est de faire un pari sur l’avenir : augmenter les dépenses publiques, investir dans des structures d’accueil, dans des politiques sociales, pour créer à moyen terme de l’emploi. Une fois intégrée, cette nouvelle main d’œuvre immigrée se loge, consomme et donc participe au dynamisme économique du pays. Elle répond aussi à de nombreuses offres de métiers non pourvues dans les pays européens (comme dans le secteur ouvrier, le secteur du BTP, les métiers de l’artisanat, les aides à domicile…)

En résumé, et selon un rapport publié en mai 2016 par l’ONG américaine d’aide aux réfugiés Tent et le think tank Open Political Economy Network (OPEN), "chaque euro dépensé à accueillir des demandeurs d’asile peut en rapporter deux en cinq ans".


 

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