Des gaz lacrymogènes tirés sur des migrants, le 17 novembre 2020, à Paris. Crédit : @dorine_goth
Des gaz lacrymogènes tirés sur des migrants, le 17 novembre 2020, à Paris. Crédit : @dorine_goth

Quelques heures après la fin de l'évacuation des migrants du camp de Saint-Denis, entre "500 et 1 000" personnes, selon des associations, restaient toujours à proximité du camp en attendant d'être mises à l'abri. Les forces de police ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

cQuelques heures après le démantèlement matinal du camp de Seine-Saint-Denis, ce mardi 17 novembre, l'association Utopia 56 a alerté sur la brutalité policière envers des centaines de migrants n'ayant pas pu monter dans les bus.

>> A relire : Demantèlement du plus grand camp de Paris, 2 000 migrants mis à l'abri

Selon l'association d'aide aux migrants, entre "500 et 1 000" personnes - que des hommes - n'auraient pas eu accès aux bus mis à disposition par la préfecture pour emmener les migrants vers des centres d'accueil.

"La police lance sommation sur sommation"

"Ils attendent toujours de pouvoir être mis à l'abri, mais les forces de l'ordre leur demandent de se disperser", explique une bénévole sur place. "C'est incroyable ce qu'il se passe. Il y a un monde fou et la police lance sommation sur sommation. Elle veut qu'ils se dispersent."

Sur les vidéos mises en ligne sur Twitter, des migrants portant des sacs de voyage, des sacs de courses et de gros sacs à dos courent pour échapper aux forces de l'ordre.

Selon la bénévole, la préfecture a mal géré l'évacuation. "Ces centaines de migrants dont je parle ne sont pas des personnes réticentes à monter dans les bus, elles sont là depuis ce matin. Elles ne font qu'attendre. Elles attendaient d'être prises en charge."

Selon une autre association, le Comité migrants Wilson, contactée par InfoMigrants, les migrants qui sont restés dans le camp sont "complètement perdus". À 15h30, une bénévole de cette association était avec un petit groupe de migrants qui ne "sav(ai)ent pas où aller". "On a marché, repoussé par la police, on est à Front Populaire (au nord de Paris). La police a réussi à faire disperser les gens en petits groupes. Les policiers tirent régulièrement des lacrymogènes", décrit-elle.

A 16h30, des petits groupes de migrants ont été aperçus vers la Porte de La Chapelle dans le nord de Paris.

N'y avait-il pas assez de bus prévus pour les mises à l'abri ? Comment 500 personnes peuvent-elles avoir été laissées de côté ? Contactée par InfoMigrants, la préfecture de Police de Paris n'a pas encore donné suite à nos sollicitations.


 

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