Les Pilotes volontaires survolent la mer Méditerranée à bord du Colibri 2. Crédit : Gaëlle Henkens / Pilotes volontaires
Les Pilotes volontaires survolent la mer Méditerranée à bord du Colibri 2. Crédit : Gaëlle Henkens / Pilotes volontaires

Depuis dix jours, les Pilotes volontaires ont repris leur mission d'observation au-dessus de la mer Méditerranée. À bord du Colibri 2, ils survolent la zone de recherche et de sauvetage à la recherche d'embarcations de migrants en détresse.

Ils n'avaient pas effectué de missions depuis la fin de l'année 2019. Un an plus tard, les Pilotes volontaires reprennent du service avec un nouvel avion, le Colibri 2. 

"On devait revenir plus tôt mais les travaux sur notre nouvel appareil ont été retardés en raison des confinements successifs", précise à InfoMigrants José Benavente, cofondateur des Pilotes volontaires.

Depuis samedi 12 décembre, les pilotes de l'association survolent à nouveau la mer Méditerranée, au large de la Libye, à la recherche d'embarcations de migrants en détresse. 

"Les besoins sont toujours là"

En cinq missions, aucun canot en difficulté n'a été repéré mais José Benavente reste toutefois prudent. "Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu de départs. Des embarcations ont peut-être été interceptées en mer très vite après avoir quitté la côte sans qu'on les aperçoive", explique cet ancien humanitaire qui a officié au sein de deux ONG internationales durant deux décennies. "Les besoins sont toujours là, un naufrage a d'ailleurs eu lieu il y a quelques jours au large de Tripoli", ajoute-t-il.


En 95 missions, les Pilotes volontaires ont repéré 78 embarcations en difficulté. Crédit : Gaëlle Henkens / Pilotes volontaires
En 95 missions, les Pilotes volontaires ont repéré 78 embarcations en difficulté. Crédit : Gaëlle Henkens / Pilotes volontaires


Pour mener à bien leur mission d'observation de la mer Méditerranée, quatre personnes prennent place à bord du Colibri 2 lors de chaque rotation : un pilote et trois observateurs dont un en contact direct avec un agent de liaison resté au sol. Ce dernier est chargé de prévenir les différents MRCC (centre de contrôle et de coordination) - italiens, maltais ou libyens - lorsqu'un canot en détresse est identifié.

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"Quand on voit une embarcation en grande difficulté, on reste au dessus en attendant l'arrivée des secours prévenus par notre collègue à terre. En revanche, si le bateau n'est pas dans un état critique, on signale sa présence aux autorités compétentes ou aux navires présents à proximité, et on continue notre survol à la recherche d'autres migrants. Car lorsqu'on repère un canot, il y a de fortes chances qu'on en trouve d'autres dans la zone", explique José Benavente.  

Depuis la création des Pilotes volontaires en 2018, l'association a réalisé 95 vols, repéré 78 bateaux en détresse et participé au sauvetage de près de 6 000 personnes.

 

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