Des policiers grecs près de la frontière avec la Turquie. Image d'illustration. Crédit : EPA/Dimitris Tosidis
Des policiers grecs près de la frontière avec la Turquie. Image d'illustration. Crédit : EPA/Dimitris Tosidis

Un groupe de personnes armées de bâtons et de couteaux a pénétré samedi soir dans le centre pour mineurs isolés d’Oreokastro, près de Thessalonique, blessant quatre résidents. Selon la police grecque, deux assaillants ont été interpellés.

Deux jours après l’attaque menée samedi 26 décembre contre le centre d’hébergement pour mineurs isolés d’Oreokastro, près de Thessalonique, dans le nord de la Grèce, deux suspects ont été arrêtés, a indiqué la police grecque. Il s'agit d'un homme de 38 ans et de son fils de 14 ans, a indiqué le site d'information Ekathimerini.

Ils ont été détenus à la suite de la plainte d’un adolescent syrien de 15 ans qui se trouvait dans le centre lorsqu’il a été attaqué par un groupe de personnes armées de bâtons, de barres de fer et de couteaux. Il a déposé plainte à la suite de cette agression.

Le jeune assaillant a été rapidement libéré alors que le père devait être présenté au procureur, lundi 28 décembre. Le mineur syrien a également été brièvement détenu, le père de 38 ans ayant porté plainte contre lui.

Une "attaque préparée"

Géré par l’Église de Grèce, le centre d’hébergement d’Oreokastro accueille des mineurs non-accompagnés, âgés de 12 à 15 ans. Selon le média grec Makedonia, citant des témoins oculaires de la scène, les assaillants auraient franchi les barrières du centre et brisé la porte d'entrée pour y pénétrer. Ils auraient alors frappé les enfants en criant des slogans racistes.

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"Un enfant de l'établissement a été transporté à l'hôpital avec de graves problèmes respiratoires dus à des coups dans la poitrine, tandis que trois autres, légèrement blessés, ont reçu des premiers soins", précise Makedonia.

Selon Thodoris Karagiannis, l’avocat du centre, cité par Makedonia, les assaillants étaient dix et l’attaque semblait avoir été minutieusement préparée car tout s’est passé en quelques minutes seulement.

L’avocat avait indiqué à Makedonia l’intention du centre de déposer une plainte devant le procureur. "Nous devons tous protéger les mineurs contre les personnes qui incitent à la haine et à la propagande et qui n'ont pas peur d'utiliser la violence contre des enfants âgés de 12 à 15 ans", a-t-il déclaré.

 

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