Des policiers hongrois au poste frontière de Horgos 2 entre la Serbie et la Hongrie. Crédit : Reuters
Des policiers hongrois au poste frontière de Horgos 2 entre la Serbie et la Hongrie. Crédit : Reuters

L'agence européenne de surveillance des frontières a annoncé mercredi qu'elle suspendait toutes ses activités en Hongrie. Une décision de la Cour de justice européenne accuse le pays dirigé par Viktor Orban de ne pas respecter les lois européennes, notamment en ce qui concerne les refoulements de migrants vers la Serbie.

"Frontex a suspendu toutes ses activités opérationnelles sur le terrain en Hongrie". L’agence européenne de surveillance des frontières a annoncé mercredi 27 janvier, par la voie de son porte-parole Chris Borowski, mettre un terme à ses opérations en Hongrie.

Frontex justifie cette décision par le non-respect des lois de l’Union européenne (UE) de la part de ce pays dirigé par le conservateur Viktor Orban. En décembre, la Cour de justice de l’UE a constaté de nombreuses failles dans les procédures d’asile en Hongrie, notamment l’expulsion illégale de migrants en provenance de Serbie.

Elle a également déclaré que les lois interdisant aux demandeurs d’asile de demeurer en Hongrie pendant l’examen de leur appel devant la justice étaient illégales et a critiqué la détention de migrants dans des "zones de transit".

Frontex n'avait encore jamais suspendu ses activités dans un pays de l'UE

"Nos efforts communs pour protéger les frontières extérieures de l’Union européenne (UE) ne peuvent réussir que si nous veillons à ce que notre coopération et nos activités soient pleinement conformes aux lois de l’UE", a déclaré Chris Borowski.

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D’après le Comité Helsinki hongrois (HHC), un organisme de surveillance non gouvernemental, la Hongrie a expulsé 4 400 migrants depuis la dernière décision de la Cour de l’UE.

"La décision de Frontex est importante puisque Frontex n'a jamais suspendu ses activités" auparavant, a déclaré Andras Lederer, un membre du HHC. Selon lui, Frontex avait été forcée de suspendre ses opérations en Hongrie parce qu'elle risquait d'être tenue pour "complice" de la politique migratoire hongroise.

 

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