Le navire humanitaire Sea Watch 3. Crédits : Sea-Watch
Le navire humanitaire Sea Watch 3. Crédits : Sea-Watch

Après sept mois de blocage, le bateau de l'ONG Sea-Watch peut enfin quitter le port espagnol de Borriana. Il va prendre la direction de la zone de sauvetage au large de la Libye, où il devrait arriver d'ici mercredi.

Le Sea Watch 3 reprend la mer, après sept longs mois d'absence. Il a quitté, vendredi 19 février, le port de Borriana en Espagne.

Le navire de sauvetage doit effectuer un dernier entraînement en haute-mer avant de prendre la direction de la zone de sauvetage au large de la Libye, la SAR zone. "Il n'y sera pas avant au moins quatre ou cinq jours", a précisé l'ONG Sea-Watch à InfoMigrants.

Alors que les traversées se sont multipliées ces derniers jours, le seul bateau humanitaire présent en Méditerranée est l'Aita Mari du collectif espagnol Maydayterraneo. Or celui-ci est surchargé après avoir secouru vendredi quelque 148 migrants, lors de deux sauvetages.

L’Aita Mari, qui peut accueillir jusqu'à 120 passagers, a ainsi dépassé sa capacité maximale. Et le sauvetage d'une potentielle nouvelle embarcation en détresse s'avèrerait problématique. 

Sept mois d'immobilisation

Le Sea Watch 3 avait été saisi en juillet 2020 par les garde-côtes italiens qui avaient constaté "plusieurs irrégularités techniques et opérationnelles" lors d'un contrôle à bord.

Un coup dur pour l'équipage de ce navire qui avait déjà été longuement bloqué à cause de la crise sanitaire. Son activité avait également dû être stoppée durant cinq mois en 2019, lorsqu'il avait été saisi par la justice italienne.

Cette fois, le Sea Watch 3 reprend la mer après une certification de sécurité effectuée par les autorités espagnoles.

 

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