L'Aita Mari a secouru vendredi 19 février 102 migrants au large de la Libye. Crédit : Maydayterraneo
L'Aita Mari a secouru vendredi 19 février 102 migrants au large de la Libye. Crédit : Maydayterraneo

L'Aita Mari a débuté lundi midi au port sicilien d'Augusta le débarquement des 102 migrants secourus vendredi en mer Méditerranée. Parmi eux se trouvent deux femmes enceintes et un bébé de sept mois.

"Bienvenue en Europe". C'est avec ces mots que l'équipage de l'Aita Mari a annoncé samedi 20 février aux 102 migrants à son bord que l'Italie avait autorisé leur débarquement.

Des applaudissements et des cris de joie ont immédiatement retenti à bord du navire humanitaire basque, comme on peut le voir sur la vidéo publiée par le collectif espagnol Maydayterraneo, qui affrète l'Aita Mari.

Le navire a accosté dimanche vers 8h du matin au port sicilien d'Augusta, mais a dû attendre lundi midi pour débuter le débarquement des naufragés, a indiqué à InfoMigrants Daniel Rivas, porte-parole de Maydayterraneo.

Les 102 migrants ont été secourus vendredi 19 février au large de la Libye par le navire humanitaire. Selon le collectif, on dénombre 94 hommes, sept femmes dont deux enceintes et un bébé de sept mois. La majorité des rescapés sont de nationalité somalienne.

Le week-end a été dense en Méditerranée. Samedi, près de 500 migrants ont été interceptés en mer par les garde-côtes libyens et renvoyés dans le pays, signale sur Twitter Safa Msehli, porte-parole de l'Organisation internationale des migrations (OIM).

>> À (re)lire : Le navire de sauvetage Sea Watch 3 repart en mer

Il y a aussi ceux qui ont réussi à atteindre les côtes européennes. Samedi et dimanche, ce sont 120 exilés qui ont débarqué sur l'île italienne de Lampedusa.

Par ailleurs, un naufrage au large de Lampedusa a également été recensé dans la nuit de vendredi à samedi. Une embarcation composée d'une cinquantaine de personnes s'est retournée alors que les garde-côtes italiens transféraient sur leurs vedettes les migrants en difficulté. Sept personnes manquent à l'appel, selon Alarm Phone, plateforme d'appels de détresse pour migrants.

 

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